“Oracle des Runes” par Gulliver L’Aventurière et Lyra Ceoltóir

Aujourd’hui, je souhaite vous présenter un oracle que j’ai depuis plusieurs mois et sauf erreur depuis sa sortie, à savoir septembre 2018.
J’ai mis du temps à vous partager mes ressentis vis-à-vis de cet objet car j’ai eu un tel amour (il me semble que je dis à chaque fois ça!) que j’ai un peu voulu le garder pour moi… mais décidément, il me faut partager avec vous ce bijou. Sortez les drakkars, on s’en va en Scandinavie !


Titre : Oracle des Runes
Autrices : Gulliver L’Aventurière et Lyra Ceoltóir
Édition : Édition Tredaniel / Véga
Prix : 23€
Langue : Français

Comme son nom l’indique, il s’agit d’un oracle présentant les 24 runes nordiques, le Futhark, illustrées par Gulliver L’Aventurière (initiatrice de cet oracle) et décrites dans le livret par Lyra Ceoltóir. C’est un travail à quatre mains qui est en harmonie parfaite.

Mais qu’est-ce que les Runes, le Futhark ?

Le livret qui accompagne l’oracle est une très bonne introduction. Je me permets ainsi de reprendre ses mots :

“… Leur découverte (et non leur invention) est attribuée au dieu ambigu et magicien Odin, maître de la science sacrée , à la suite d’une épreuve initiatique auto-infligée pendant laquelle il se suspendit neufs jours et neufs nuits, le torse transpercé d’une lance, au tronc d’Yggdrasil (l’Arbre-Monde).”

[Livret d’accompagnement, page 6]

“Les runes résument en vingt-quatre signes distincts, les grandes lignes de la vie humaine, tel un cheminement spirituel et mental sur le chemin de la vie.”

[Livret d’accompagnement, page 8]

Et pourquoi “Futhark” ? Tout simplement car il s’agit du son produit par les six premières runes à savoir : F (Feoh), U (Ur), Th (Thorn), A (As), R (Raidho), K (Ken).
Ces vingt-quatre runes sont divisés en trois familles que l’on nomme aett dont chacune est placée sous l’égide d’un dieu.

Le livret d’accompagnement

Là où, rien qu’avec le livret, j’ai évolué dans ma pratique “runique”, c’est qu’elles mettent en avant un point dont je n’avais pas pensé mais qui prend désormais tout son sens. La première aett, en lien direct avec le dieu Freyr, se rapporte principalement aux runes “matérielles”. La deuxième aett, en lien direct avec le dieu Heimdall, sont à mi-chemin entre le matériel et le spirituel à l’image du Bifrost, le pont arc-en-ciel reliant le royaume des dieux (Asgard) et notre monde (Midgard) dont Heimdall en est le gardien et pour finir la troisième aett, en lien direct avec le dieu Týr, se rapporte directement au spirituel.
Nous avons donc là un cheminement spirituel par excellence.

Et ce n’est qu’une petite partie de la richesse dont est composé ce livret. Elles nous dépeignent tant la mythologie nordique, certains traditions culturels scandinaves, les toiles de fond sur le pourquoi ont-elles décidés de représenter la rune ainsi et enfin, le message divinatoire (tant à l’endroit que les runes renversés quand c’est possible).

Les cartes en elles-même

Dans ma pratique, j’utilisais jusqu’à présent des runes “traditionnelles”, à savoir gravées dans des petits rondins de bois comme l’image ci-dessous.

Et comme vous pouvez le voir, ce n’est pas toujours évident de comprendre leur signification contrairement à un tarot ou en l’occurrence un oracle dont l’imagerie est très détaillée alors qu’ici, il ne s’agit que de traits verticaux ou obliques.

C’est d’ailleurs là l’une des forces de cet oracle, elles ont su donner vies aux runes au travers d’illustrations remplies de détails où d’ailleurs chaque détail a son importance et une explication. Rien n’est choisi au hasard.
Le choix des couleurs est superbe, assez sombre dans l’ensemble mais nous rappelle les couleurs naturelles/primitives telles que le bois, la terre, le sombre de la nuit, la lueur d’un feu…
Car il en faut pas oublier que les runes existent depuis très, très (TRÈS) longtemps et qu’elles ont une énergie tribale à mon sens. Au travers de l’imagerie de ces cartes, on ressens parfaitement ça.

D’ailleurs, je trouve que c’est un oracle parfait lorsque l’on souhaite débuter le travail avec les runes. Tout y est très complet et visuel. À mes débuts, c’est ce qu’il me manquait et ce que je trouvais le plus difficile… je n’arrive pas visualiser pleinement une image, une scène liée à chaque rune.

Vegvísir, mon cher Vegvísir…

Bon, je pense que jusque là, vous avez compris au combien j’aime cet oracle. Mais… il y a un détail non négligeable qui m’a fait chavirer encore plus, le dos des cartes !

Connaissez-vous ce symbole ? Son nom est Vegvísir et qu’est-ce que c’est ? Une boussole islandaise ! “Vegur” signifie route ou sentier et “Vísir” signifie guide.

Pour ceux qui me suivent depuis un moment, vous savez au combien mon voyage en Islande a été une révélation et un bouleversement dans ma vie. À tel point que le chemin sur lequel il m’a mené a fait que je me suis faite tatouer le Vegvísir sur mon épaule.

Une boussole sert bien entendu à retrouver son chemin. Le Vegvísir a cette notion avec le côté spirituel en plus. Elle protège son porteur telle un talisman. On dit qu’elle nous aide à choisir le bon chemin tout au long de notre vie, à prendre les bonnes décisions.

Rien de tel lors d’une séance de divination, non ?

Réflexion d’une sorcière en quête de mieux…

Aujourd’hui, un article pas facile à écrire mais auquel je tiens beaucoup. Comme toujours, installez-vous confortablement avec une bonne couverture, une boisson chaude ou une bière et commençons cet échange.


Depuis un certain nombre d’années maintenant, je me définie comme une sorcière et une païenne. Mais qu’est-ce que cela signifie à mes yeux ? Sans rentrer dans un débat interminable (qui n’est pas le propos ici d’ailleurs, vous allez vite comprendre), c’est avant tout une identité. Une identité avec laquelle je veux me sentir proche de mes ancêtres européens, renouer avec des traditions ancestrales, me reconnecter à la nature et ses cycles, prendre conscience de tout ce qui m’entoure. Vous voyez l’idée ? Bien, continuons.

Après avoir lu des pages entière en lien avec la sorcellerie, la wicca, le paganisme que ce soit des traditions celtes ou germano-scandinaves ainsi que l’animisme, on retrouve souvent les mêmes lignes et notamment le fait d’être en harmonie avec son environnement, avec la nature. C’est ce qui me paraît aussi essentiel et légitime dans une telle démarche spirituelle.

Sans vous apprendre quoi que ce soit j’imagine, notre planète va mal. On la tue à petit feu par notre consommation et même surconsommation. Dans ce contexte, aujourd’hui, je ne peux plus fermer les yeux et rester de marbre par rapport au “mouvement” sorcier actuel.

Sur les réseaux sociaux, une course à la plus belle image, à la plus belle collection de pierres, de tarots ou de livres est constante. Mais comment pouvons-nous continuer ? Alors bien évidemment, je ne suis pas un modèle et je ne me veux pas moralisatrice. Je partage simplement avec vous une réflexion que je me suis faite il y a un peu plus d’un an et que je continue aujourd’hui.

Je suis la première, lorsqu’un tarot ou un oracle me parle particulièrement à me l’offrir ou un livre… Qui n’est jamais passé à côté d’une pierre en se disant “wow, elle est magnifique… allez, je la prends. J’en ai pas besoin ? Mais si… au cas où”.
“Au cas où”, c’est la première excuse que j’utilise et c’est une très mauvaise habitude… Ainsi, petit à petit, je change mon comportement et mes habitudes pour arriver à quelque chose de plus responsable. J’essaie petit à petit d’avoir un raisonnement plus écologique. Cependant, cela ne s’arrête pas là…

Le paganisme a développé ma sensibilité face au monde qui m’entoure, envers tous les êtres vivants. Ainsi, j’en viens à penser et clâmer qu’aucun être vivant sur terre n’est supérieur à un autre. On a tous une place définie dans ce système, parce que le monde est bien fait.

D’ailleurs, une chanson de mon enfance m’a donné une claque car aujourd’hui, elle démontre assez bien ma vision des choses. Vous l’avez certainement au moins entendu une fois dans votre vie… certes, elle parle de racisme plutôt que de spécisme mais finalement, on est pas si loin. Écoutez plutôt :

“… Tu crois que la terre t’appartient tout entière, pour toi ce n’est qu’un tapis de poussière. Moi je sais que la pierre, l’oiseau et les fleurs, ont une vie, ont un esprit et un coeur …”

“… que si il te ressemble et pense à ta façon. Mais en marchant dans ses pas tu te questionnes, es-tu sûr au fond de toi d’avoir raison ? …”

“… entends-tu chanter les esprits de la montagne ? Peux-tu peindre en mille couleurs l’air du vent ? …”

Bref, on peut continuer comme ça un bon moment mais je pense que vous avez saisi l’idée. N’est-ce pas parlant ?

En tous les cas, je ne pense pas que ma place dans ce monde, encore moins avec l’étiquette spirituelle que je me donne (même si sans être païen, on devrait avoir cette réflexion) , me permette de participer  et d’encourager l’exploitation animale pour la simple raison qu’il s’agit… d’exploitation. On élève des animaux dans des conditions exécrables et aujourd’hui, je ne peux plus cautionner ça. Cela va à l’encontre de mes valeurs spirituelles et mes valeurs tout court d’ailleurs.

Bien sûr là, on parle d’empathie envers des animaux mais on peut prendre aussi le problème sous une forme plus écologique si c’est cela qui vous parle. L’industrie bovine (pour ne citer qu’elle) est une catastrophe écologique… vous trouverez facilement ces informations sur internet si cela vous intéresse. Il y a aussi de très bons reportages. BREF.

Je vois déjà arriver le brut me sortir haut et fort “OUAIS MAIS NOS ANCÊTRES MANGEAIENT DE LA VIANDE !”. Oui… et ? Nos ancêtres avaient bien des esclaves, est-ce que cela veut dire qu’on doit encore l’accepter aujourd’hui ? Non, je ne crois pas.

Encore une fois, dans le contexte actuel, on peut changer et faire différemment pour le bien de tous.

C’est ainsi que j’ai fêté mon premier “veggi’versaire” puisque cela fait un an que j’ai opté pour une alimentation végé, 90% végétalienne et 10% végétarienne. Les 10% restant sont lorsque je suis au travail et que je dois aller chercher un repas au supermarché en face avec aucune option vegan ou lorsque je suis invitée chez des proches.

L’alimentation a été l’une de mes premières démarches vers un mode de vie végétal même si je suis loin de tout faire parfaitement. J’ai changé petit à petit des produits de mon quotidien en remplaçant par exemple le démaquillant par de l’huile de coco, des cotons par des lingettes lavables, une brosse à dent en bambou etc.

Puis dans ma pratique de sorcière, je souhaite faire à 100% toutes les bougies dont j’ai besoin pour des célébrations ou des rituels en cire de soja qui fonctionnent très bien énergétiquement parlant. Je limite au maximum mon achat de nouvelles pierres et essaie de trouver des solutions avec les pierres que j’ai actuellement, pareil pour l’encens.
Quant aux plantes, je favorise celles que je peux trouver dans ma région. Par exemple, j’aimerais laisser petite à petite la sauge blanche amérindienne pour faire mes propres smudges avec de la sauge que je fais pousser moi-même (c’est un projet pour le printemps prochain !). Enfin, vous voyez l’idée et ça serait peut-être l’occasion d’en parler dans des articles futurs.

Bien entendu, j’ai encore énormément de choses à faire et entreprendre mais la démarche est là. Je pense aussi que dans un changement important comme celui-là, il faut être entouré. Pour cela, j’ai la chance d’avoir MySorcerLife et sa sorcière, Witchy_me avec qui on peut échanger, discuter et s’encourager. Heureusement qu’ils sont là (des bisous vous deux). C’est d’ailleurs au détour d’une discussion avec MySorcererLife qu’on a décidé, chacun sur nos supports, de parler de ce sujet à notre manière pour se libérer d’un poids. Allez voir sa vidéo sur le sujet qui est un “cri” du coeur.

On peut parfois se sentir vite “seul contre tous”, être dans une sorte de marginalité mais n’est-ce pas ça, être sorcier/ère ?
Ainsi, j’en profite pour remercier très chaleureusement ces deux êtres qui me sont chers et avec qui, je peux faire grandir la sorcière qui est en moi !

J’espère que ces quelques lignes vous apporteront une réflexion, peu importe laquelle. Soyez vous-même dans votre démarche, en pleine conscience et c’est ce qui est le plus important. C’est avec grand plaisir que j’échange avec vous si vous avez des questions ou si vous ne savez pas par où commencer… J’ai peut-être quelques pistes suite à ma propre expérience !

À très vite

“Mildred Payne’s – Secret Pocket Oracle” par Patrick Valenza

Je vous ai parlé, il n’y a pas si longtemps, de son grand-frère, le Deviant Moon Tarot. Et aujourd’hui, je souhaite vous parler non pas d’un tarot mais d’un oracle du même auteur, le Mildred Payne’s Secret Pocket Oracle 2ème édition.


Titre : Mildred Payne’s – Secret Pocket Oracle (2nd Edition)
Auteur : Patrick Valenza
Édition : Deviant Moon inc
Prix : 32$
Langue : Anglais

Pour aborder cet oracle si particulier, il faut tout d’abord parler de son origine. Qui était Mildred Payne ?

C’est une jeune fille qui a été internée à l’hôpital psychiatrique “Fenwood Asylum” par son père qui la croyait folle puisqu’elle parlait à ses amis imaginaires.
Ainsi, aux alentours de 1928, elle créa à l’hôpital son oracle enfantin afin de garder contact avec ses amis. Les différents patients lui donnèrent le surnom de “Millie the red witch” (Millie la sorcière rouge). Afin de cacher son jeu, elle cousue une petite poche dans sa veste.
Personne ne sait véritablement ce qu’est devenue Mildred Payne mais en 1933, un incendie se déclara à l’hôpital psychiatrique et certains pensent qu’elle y aurait péri. D’autres encore affirme même qu’elle en serait à l’origine !

Mildred Payne, 1922

Rien qu’avec cette histoire, soit on croche soit pas du tout. Et j’avoue que cela m’a beaucoup touché. Certes, on reste dans un univers assez glauque loin des paillettes, des licornes etc. mais c’est aussi tout le charme du travail de Patrick Valenza !

Nous parlons ici d’un oracle “enfantin” mais il ne faut pas le prendre dans le côté péjoratif, plutôt dans le côté facile à prendre en main et surtout, faire parler son intuition. J’ai remarqué avec le temps qu’en étant enfant, je prêtais plus facilement attention à mon intuition et j’avais le sentiment qu’elle était omniprésente. Adulte maintenant, je dois presque me “concentrer” pour faire appel à elle, c’est en tous les cas beaucoup moins instinctif (Rassurez-moi et dites-moi que je ne suis pas la seule !).

C’est donc l’une des grandes forces de cet oracle, faire appel à votre intuition. Les illustrations sont simples, elles représentes des objets la plupart du temps ou des personnages seuls. On est loin du tarot avec une mise en scène très précise, où chaque symbole/couleur est importante ou presque.
Ici c’est plus épuré, plus simple. Mais cela ne veut pas dire que c’est moins efficace, au contraire ! Cela va faire appel à votre propre code de symbole, vos propres expériences… c’est un excellent exercice ! Bien entendu, vous pouvez vous appuyer sur les significations données par l’auteur mais utilisez surtout les vôtres.

Comme son nom l’indique par le “pocket”, c’est un jeu de petite taille. C’est la première fois d’ailleurs que je manipule des cartes si petites et j’apprécie beaucoup ce format. C’est très facile à brasser contrairement à d’autres jeux où les cartes sont immenses !

Quant au dos des cartes, pour ma version, c’est un dos réversible (donc on peut utiliser le jeu avec les cartes renversés) avec une sorte d’œil au centre.
Je précise “ma version” car je sais qu’une des versions de cet oracle (peut-être la 1ère édition) avait un dos qui formait une sorte de puzzle ce qui n’est clairement pas le cas ici.

Le petit plus purement esthétique, l’effet vieillit ou tacheté des cartes. On a vraiment l’impression d’avoir un jeu qui a du vécu, qui a traversé les âges, qui nous a été transmis. J’apprécie ce genre de détail visuel… pas vous ?

Connaissiez-vous cet oracle ainsi que son histoire ? Si oui, comment le trouvez-vous ?
Pour ceux et celles qui souhaiterait se le procurer, vous pouvez vous rendre sur le site officiel.

Samhain, bilan post célébration

Un sacré moment que je n’avais pas pris le temps de m’installer, de me poser pour écrire par ici et il s’en est passé des choses depuis… 
Puisque Samhain est passé, je pense que c’est le moment de faire un petit bilan, faire le point.

Domina Orbis, à quoi j’en suis ?

Peu avant Mabon dernier, j’ai pris la décision d’arrêter Domina Orbis. Aucun besoin de justification, je tiens seulement à dire que c’est par manque de temps que j’ai fait cela. Trop perfectionniste sans doute, le fait de ne pas réussir à atteindre les objectifs que je me suis fixée dans le temps que je me suis fixée me rendait triste, stressée… et le projet en prenait un coup. C’est donc uniquement de ma faute si j’ai décidé de stopper tout. 
Les filles ont toujours été à l’écoute, des sources d’enseignements merveilleuses. Leur projet est toujours une excellente initiative à mes yeux et je vous encourage à vous lancer si cela vous intéresse ! 

L’association “Le Miroir de Brume”

Dans les autres projets, je fais à moitié partie de l’association “Le Miroir de Brume” en Suisse. Breena, a l’origine de cette association, souhaite promouvoir le milieu ésotérique en romandie afin de “démystifier” tout cela et que les moldus puissent se rendre compte, sous un oeil nouveau, que l’ésotérisme ne constitue pas à sacrifier des bébés chaque pleine lune… car oui, les clichés ont la vie dure !
Ainsi, dans ces premiers pas, elle organise Le Marché de Yule qui sera le 16 décembre prochain au Château d’Aigle. Une trentaine d’exposants sont attendus, n’hésitez pas à leur rendre visite !

Il était d’ailleurs prévu que j’y travaille bénévolement mais mes craintes m’ont rattrapées… la peur du monde, des gens inconnus. C’est ainsi que je me suis rendue compte qu’une sorte d’agoraphobie s’est immiscée… Cela a engendré en moi de la tristesse, car je m’étais engagée, mais trop de stress, d’anxiété au fur et à mesure que la date approchait. Au moins, je sais que j’ai dû travail à faire sur ce point, et “bizarrement” (Il n’y a pas de hasard, que des rendez-vous… n’est-ce pas ?) je m’en suis rendue compte durant la période de Samhain. 

La sorcière, nouveau phénomène de mode ?

Autre actualité qui m’a fait beaucoup réfléchir, est cette “mode” dirons-nous de La Sorcière. Vous savez, on en entends parler partout ou alors, on lit des articles qui pullulent sur internet. Que ce soit avec SolangeTeParle, Mona Chollet ou Sephora (et j’en passe…), La Sorcière est particulièrement attrayante ces derniers mois. J’ai lu beaucoup d’avis à ce sujet, j’en ai parlé également à des proches… Il y toutes sortes d’opinion et c’est intéressant. 

De mon côté, j’avoue que cela me gonfle pas mal parce que le fait que “La Sorcière” soit systématiquement associée au féminisme, entre autre, n’est pas juste à mon sens. Toutes les sorcières ne sont pas féministe et toutes les féministes ne sont pas sorcière. Mais finalement, qu’est-ce qu’une sorcière ? Selon la vidéo de SolangeTeParle, c’est une femme libre qui s’exprime selon ses opinions, qui se détache du patriarcat etc. Oui mais pas que ! À mon sens, c’est aussi une femme (homme, non genré etc.) qui établit une connexion avec la nature et tout ce qui l’entoure, qui est à l’écoute de ce monde et des autres, qui cherche sa propre vérité, son chemin d’évolution, qui se remet en question, qui s’instruit pour grandir encore et encore… C’est un mode de vie et de pensée finalement. C’est tellement plus riche que “simplement” se rebeller contre la patriarcat ambiant. 

Maintenant il est vrai que la sorcière de l’époque correspondait à toutes femmes instruites, qui ne rentraient pas dans le rang pouvaient et étaient accusées de sorcellerie. Mais aujourd’hui, c’est différent. 
Cela dit, c’est un sujet qui fait débat, qui fait réfléchir et permet, je trouve, de se remettre en question et ça, c’est positif !

Je pense qu’avec le temps, cela va se tasser. Je préfère garder malgré tout un côté mystérieux sur ce que nous sommes pour éviter un grand nombre de nouveaux adeptes pas franchement sérieux, baver sur la réputation que nous avons qui n’est pas super glorieuse déjà avant tout ça. Puis, est-ce qu’elle l’a déjà été finalement ?

Célébration de Samhain, Ásatrú

Après tout ce blabla, je reviens rapidement sur ma célébration de Samhain. Jusqu’au jour J, je n’avais pas franchement d’idée sur ce que j’allais faire. Étant en vacances à ce moment précis, je me sentais vidée et déconnectée de tout. 
Comme tous les païens, ou presque, j’attends ce sabbat avec une grande impatience chaque année… autant dire que j’étais un peu dépitée devant mon état général. Puis Samhain au petit matin, l’idée m’est venu. 
J’ai donc fait une célébration très simple, mon autel n’a quasiment pas bougé par rapport à Mabon. J’ai ajouté quelques bougies noirs pour coller davantage au sabbat mais c’est un peu près tout. Pas de Jack’o’Lantern cette année, mais ce n’est pas grave. Il n’est pas nécessaire d’organiser une célébration monstrueuse pour que le sabbat soit réussi ! 

J’avoue aussi que je suis toujours très “paganisme nordique”, “Ásatrú” ces derniers mois, je lis beaucoup à ce sujet. Je me sens renouer avec quelque chose de profond en moi, comme quand j’ai étudié le Futhark pour la première fois il y a bientôt six ans. Peut-être la raison pour laquelle je n’étais pas très connectée à Samhain cette année. 

Et vous, racontez-moi votre célébration si le cœur vous en dit ! Je vous lirai avec grand plaisir !

À bientôt,
Evá

“Deviant Moon Tarot” par Patrick Valenza

À quelques jours du prochain Sabbat qu’est Mabon, nous entrons dans la période sombre de l’année. Cette période rime avec thé épicé, couverture “moumoutante”, tarte à la citrouille, nuit plus longue mystifiée par la brume qui caresse les chemins et introspection… 
Aujourd’hui, je souhaite vous présenter un outil qui convient tout à fait à cette période, place au Deviant Moon Tarot !


Titre : Deviant Moon Tarot (Borderless edition)
Auteur : Patrick Valenza
Édition : U.S. GAMES systems inc
Prix : 25$
ISBN : 978-1-57281-771-5
Langue : Anglais

Ce jeu n’est pas nouveau sur la blogosphère des cartomanciens et tarologues, bien au contraire. Il a été présenté de nombreuses fois mais puisque je l’ai acquis récemment (juillet dernier) et que la saison s’y prête bien, je me suis dit que j’avais tout de même envie de vous en parler !

La première fois que je l’ai vu, c’était sur une chaîne YouTube et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne laisse pas indifférent surtout par ses illustrations. 
Ces dernières sont un mélange de textures prenant inspirations sur des photos du cimetière de Long Island – New York. Les bâtiments font echo à des asiles psychiatriques abandonnés. Les portes, fenêtres et murs pourris sont issus de châteaux, d’usines et de villes.
Autant dire qu’on est tout de suite dans un thème très particulier et cela s’en ressent. 

C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai mis énormément de temps avant de l’acquérir, parce qu’au départ ben… il me fichait la trouille ! Et en même temps, il m’attirait. C’est assez paradoxale, j’en conviens. 
La sensation ressemblait à celle qui, chez vous seul, vous entendez un bruit dans la pièce d’à côté. Difficile d’y aller parce que vous n’êtes pas rassuré et en même temps… vous allez quand même jeter un œil, le chat en otage dans vos bras en guise de bouclier “au cas-où”. Vous voyez de quel genre de situation je parle ?

J’ai donc la version “Borderless edition” qui fait que les cartes n’ont aucun rebord blanc comme c’était le cas précédemment et je dois dire que cela me convient très bien. Ayant vu des photos avec cette bordure, je le trouve beaucoup moins mis en valeur car nous avons là un véritable travail d’artiste. Un artiste qui nous invite dans son monde au travers de chacune des lames de ce tarot.

Dans la continuité du design des cartes, elles sont plutôt allongées par rapport à un tarot classique, fine et allongée, mais cela ne gêne en rien pour les mélanger. Plutôt que de les battre “horizontalement” comme on le ferait habituellement, je les bats verticalement et cela fonctionne tout autant. Mes grandes mains sont plutôt pratiques sur ce coup (oui… faut bien trouver des avantages à ce genre de chose !). 
Le carton des cartes est très agréable, solide mais malgré tout facile à manipuler.
Autre chose que je trouve importante, le dos des cartes est réversible. Vous pouvez utiliser ce jeu avec des cartes renversées, vous ne verrez pas la différence. 

Le jeu est envoyé dans une boîte en carton relativement rigide (signée pour mon cas, mon petit cœur en rayonne) avec un petit livret donnant une explication succincte sur la carte à l’endroit puis renversée.
C’est assez léger si c’est votre premier tarot mais cela peut être un excellent exercice d’intuition !

Pour finir, je souhaite vous parler de l’énergie que dégage ce tarot. Je ne sais pas si cela vous fait pareil avec vos jeux mais de mon côté, chaque tarot ou oracle dégage des énergies très différentes. Je les perçois presque comme une entité, c’est sa personnalité à part entière, son caractère finalement. Et pour le Deviant Moon Tarot, c’est une énergie imposante mais bienveillante. Quand je l’ai déballé, je me suis sentie toute petite et intimidée par sa présence. 
Il est idéal pour l’introspection, la guidance. Il saura appuyer là où nous sommes bloqué, sans prendre de véritable pincette d’ailleurs. C’est un peu déroutant au début mais je me suis vite rendue compte que c’était pour mon bien, que cela me forçait à voir plus loin en moi pour que j’évolue.

Comme l’expliquait Claire de La Lune dans sa vidéo de présentation, certaines cartes nous dérangeront plus que d’autres parce qu’elle évoque à notre inconscient un blocage. Il y a quelques années, la carte de La Mort (pourtant ma préférée tout tarot confondue) m’aurait particulièrement dérangée car elle illustre assez bien une situation personnelle. Aujourd’hui, j’ai travaillé sur cette situation qui me pesait et je la vois différemment, elle ne me dérange plus. 

La Mort, tout à gauche qui m’a tant posé problème au début. 
Puis quelques autres lames que je trouve particulièrement belle

Je pense que c’est l’un des jeux les plus aboutis que j’ai dans ma tarothèque. Il est particulier, vous l’aurez compris mais idéal pour un travail de guidance si c’est ce que vous désirez. Il saura vous aider à évoluer, vraiment. 

Et vous, connaissez-vous ce jeu ? L’utilisez-vous ? Quelles sont vos expériences avec ce dernier ?

Pour l’acquérir : Deviant Moon Tarot by Patrick Valenza

L’automne arrive et je revis

Hier était le premier jour qui annonçait très clairement que l’automne pointait le bout de son nez. Il a plu toute la journée, la brume caressait les montagnes et les forêts de nos paysages. 
Une ambiance qui m’a mit du baume au cœur et quel plaisir ! 

Ces trois dernières semaines ont été très compliquées émotionnellement et j’ai eu très peur, peur de me perdre complètement. 
Une relation maternelle, que dis-je… la relation n’existe plus et cela a été particulièrement violent. J’ai eu beaucoup de mal à l’accepter et cela a engendré beaucoup de remise en question de mon côté. Tout mon monde s’écroulait et j’enchaînais crise d’angoisse sur crise d’angoisse. 
De plus, la “confiance en moi” que j’avais plus ou moins au travail s’est évanouie, je remettais tout en question pensant que mes collègues/responsables m’en voulaient pour quelque chose bien qu’on ne m’ait rien reproché. J’étais vraiment parano… J’en suis même arrivée à me demander si je ne partais pas en burn-out ou en dépression.

D’un point de vue witchy, le néant total. Impossible de me concentrer, je n’étais plus connectée à moi-même et ce qu’il m’entoure. C’était horrible.
Concernant Domina Orbis, pire… je ne me sentais plus légitime dans ma démarche, remise en question totale encore une fois. 
Les quelques tirages que j’ai pu faire, je n’arrivais pas les interpréter alors évidemment, cela ne m’aidait pas.
D’ailleurs, vous avez remarqué que les deux derniers Sabbats ont été passés sous silence sur le blog. Je ne les ai pas réellement célébré je dois dire. Mais… Maibon arrive ! 

Aujourd’hui, cette mauvaise passe semble s’être calmée et cela me rassure beaucoup. 
De nature, je n’ai pas confiance en moi et je travaille là-dessus mais là, c’était la première fois que des réactions de ce type m’arrivaient. Je ne me suis pas reconnue. Terrifiant.

Dans les bonnes nouvelles, j’ai reçu deux livres que j’attendais avec impatience. 
Il s’agit de :

  • L’Edda Poétique de Régis Boyer
  • Yggdrasil, La religion des anciens Scandinaves également de Régis Boyer

Vous l’aurez compris, je suis toujours dans la mythologie nordique. 

Autrement, je suis à nouveau dans tout ce qui touche le “paranormal”, “l’au-delà” etc. Je me revois des heures d’enquêtes sur le sujet, des reportages. Une grosse envie de me remettre à la Oui-ja et d’ailleurs, cela m’inspire pour diverses créations. 

Je suis aussi en pleine réflexion pour faire mon “Livre des Ombres”. Si cela vous intéresse, je ferai une série d’article sur la création maison de ce dernier !

Et vous, comment s’est passé cette fin d’été ? 

“Les Runes” de Julie Conton

Depuis le début de l’année, le Futhark est revenu en force dans ma vie et à Yule 2017, le Barbu m’a offert le livre que je m’apprête à vous présenter. C’est désormais un de mes “must-have” qui ne quitte jamais ma table de chevet ou presque… Il s’agit du livre “Les Runes – Ecriture sacrée en Terre du Milieu”. 


Titre : Les Runes – Ecriture sacrée en Terre du Milieu
Auteure : Julie Conton
Édition : Mémoires du Monde
Prix : 24,90€
ISBN : 978-2-9532372-5-2

Durant ma jeune vie de sorcière, j’ai feuilletée quelques livres traitant du Futhark sans jamais trouver mon bonheur. Il manquait toujours quelques choses, la manière d’aborder le sujet ne me plaisait pas… bref c’était le néant. Et là, j’ai enfin trouvé un livre très complet. 

À savoir cependant que le livre traite surtout de l’utilisation des Runes en divination. Mais (mais !) une fois que vous aurez compris le sens même de chaque rune, vous saurez les utiliser en magie par exemple. 

La première partie de cet ouvrage est une belle introduction aux runes. Julie Conton définie le mot “Rune” en le traduisant dans différentes langues (vieil-irlndais, vieil-anglais, vieux-nordique, vieil-allemand etc) et il prend tout son sens. On se rend très vite compte qu’il y a une racine commune.

Ensuite, elle aborde les origines de ces dernières et l’utilisation qu’on a pu en faire dans des civilisations lointaines. Elle fait également mention du vieux Futhark et du Futhark anglo-saxon en notant les différences ainsi que les différentes dates qui peuvent être liées à l’anglo-saxon.

Julie Conton ne manquera pas d’aborder une partie de notre histoire Européenne en mentionnant l’utilisation de certaines runes dans le Nazisme. C’est succinct mais cela permet de remettre les choses à leur place et de “dé-diaboliser” ces dernières (non non, nous ne sommes pas nazis parce qu’on s’intéresse aux runes et qu’on les utilise !).

Le cœur du livre, les Runes

Nous arrivons au cœur de cet ouvrage, les chapitres sur les 24 runes car oui, elle ne détaillera “que” le vieux Futhark. Et cela dit, c’est ce que je préfère. 

Chaque Rune est abordée de la même manière avec un petit paragraphe d’introduction comprenant :

  • La graphie de cette dernière 
  • Son nom dans différentes langues (germanique, anglo-saxon, vieil-anglais, gothique et vieux-norrois)
  • Sa prononciation
  • Sa signification très (très) résumée
  • Ses variantes graphiques
  • Ses correspondances astrologiques

Et à partir de là, le travail incroyable de Julie Conton commence. Elle nous détaillera les runes avec leurs poèmes runiques tant anglo-saxon qu’en vieux norrois, tout en nous expliquant le lien entre la rune et ses poèmes. 

Elle fera également des liens avec la mythologie nordique qui est, forcément, directement liée aux runes puisque c’est Odin lui-même qui a percé le secret des runes en étant pendu à l’Arbre-Monde Yggdrasil durant neuf jours et neufs nuits. 

Julie Conton établiera un lien également astrologique en fonction des signes et saura même nous montrer les correspondances entre les runes et les oghams ou le tarot. Oui oui, autant vous dire qu’elle a fait un travail monstrueux ! 

Après nous avoir décortiqué tout cela, chaque fin de chapitre de la rune contient un “résumé” avec les mots clés “positifs” (même si c’est bien plus compliqué que cela, évidemment !) puis pour leurs côtés “problématiques” lors d’un tirage. 

Tout au long des chapitres, vous trouverez quelques illustrations en noir et blanc mais qui sont un bel appui notamment lorsqu’elle parle des correspondances avec le tarot et que la carte est illustrée directement. 

Différentes correspondances et tirages

Dans les derniers chapitres du livre, Julie Conton établie un certain nombre de correspondance (oui oui, encore !) de manière plus résumée mais tout aussi utile. 
Par exemple, quelle rune correspond à chacun des sabbats et pourquoi. 

Elle explique également comment fabriquer ses propres runes, comment effectuer un tirage en donnant quelques exemples mais il est évidemment, je dirai même recommandé (!!) de créer votre propre tirage par la suite. C’est tellement plus parlant. 

En conclusion, c’est un ouvrage très (très) complet ! Si vous vous intéresser aux runes, si vous désirez compléter vos acquis ou par simple curiosité, c’est le livre qu’il vous faut. Il est bien écrit, on comprends tout de suite là où elle veut nous emmener. 

Il est important de le lire une fois dans l’ordre pour comprendre la totalité de ce qui est nous est expliqué car elle fait souvent références à des éléments expliqués dans des chapitres précédents. 

C’est un coup de cœur, sans aucun doute ! L’avez-vous lu ? Le connaissez-vous ?

PS : Et si vous désirez écrire en rune, je vous conseille vivement la vidéo de Lyra Ceoltoir à ce sujet qui est très bien faite ! 

Au détour d’une mélodie – Wardruna

J’ai attendu avant de créer un article sur ce groupe parce que je voulais prendre le temps de le faire. Je pense qu’il s’agit de mon groupe “païen” préféré de tous les temps (Tu sens la groupie ? Oui ? Oh bah ça va alors…). En vous parlant du mythique groupe de Wardruna, j’en profiterai pour vous raconter deux anecdotes qui aurait pu finir dans le Pagan Fun Facts ! Bref, sortez les drakkars, direction le nord de l’Europe !


Quelques mots sur le groupe

Originaire de Norvège, le groupe a été formé par Einar Selvik, Kirstian Espedal et Lindy Fay Hella en 2003. Le style de Wardruna peut se définir comme “néofolk” et d’ambiance norvégienne.

Einar est un passionné d’histoire et notamment sur celle touchant à la période “Viking”. Ainsi après de nombreuses recherches, il a voulu les mettre en pratique. Wardruna a pour but de rendre vivante chaque rune du vieux Futhark en retransmettant au travers de la musique leurs émotions, leurs histoires, leurs origines. Un pari risqué mais qui finalement fonctionne parfaitement bien et le succès du groupe en est la preuve.

Qu’est-ce que le vieux Futhark ?

On pourrait en faire un article complet mais il s’agit de la plus vieille forme d’alphabet runique utilisé par les peuples d’Europe du nord. Cet alphabet est décomposé en trois familles que l’on appelle des ættir. Chacun de ces ættir est composé de huit runes. Il y a donc… vingt-quatre runes au total (Tu suis, je suis contente !).
Le mot “Futhark” vient des six premiers phonèmes (f u  th,þ  a r k) du premier ætt. Le vieux Futhark est une écriture sacrée très liée au Divin ainsi que le monde qui nous entoure. Bien sûr là, je passe de manière très (très) sommaire dessus car il est infiniment plus complexe mais cela permettra à ceux et celles n’en ayant jamais entendu parler de se faire une petite idée.

Lors de mon voyage en Islande en 2010, j’ai découvert un lieu de culte où ces runes étaient gravées sur une pierre. À l’époque, le spirituel, la sorcellerie ne faisait pas activement partie de ma vie, comme si j’avais eu une amnésie à ce sujet. En voyant ces runes inscrites, elles m’ont appelées et là, j’ai compris qu’il manquait quelque chose, qu’il me manquait quelque chose pour être complète. Toute ma vie a été chamboulée et mon voyage dans le monde païen a ainsi débuté ainsi que ma renaissance…
Autant vous dire que le Futhark a une place dans mon cœur particulière. Il vibre à l’intérieur de moi et j’ai une relation presque pudique. J’ai un respect immense envers cette écrit, ces runes qui ont traversées les âges. Un héritage précieux, sans aucun doute. Bref, revenons à Wardruna !

Au même titre qu’Heilung, c’est de l’histoire vivante. Dès les premières notes, je suis transportée et d’ailleurs, si j’écoute Wardruna dans un moment méditatif, je peux partir loin… très loin.
Je pense d’ailleurs pouvoir utiliser leur musique pour faire une réminiscence de vie antérieure mais c’est une idée à creuser.

Le premier morceau que je souhaite vous partager est celui correspondant à la rune Raido r

Envoutant non ? Je trouve en plus que les images du clip sont très bien choisies pour ainsi correspondre à l’esprit général du morceau. C’est très bien étudié une fois encore.

Ensuite, nous avons Helvegen qui, cette fois, ne correspond à aucune rune en particulier.

Il est possible que vous ayez déjà entendu ce morceau car il a été repris dans la série TV Vikings.

Et pour finir, je souhaite vous partager LE morceau cher à mon petit cœur, Runaljod.

Comment vous dire que je suis en amour total ? Bon je pense que vous avez compris. Mais j’ai une petite anecdote au sujet de ce morceau.

Début d’année, je fêtais mes 25 ans. Étant un chiffre clé à mon sens et en plus, correspondant à un tournant dans ma vie, j’ai senti qu’il était temps de passer à l’acte de tatoué un sigil de runes auquel je pensais depuis un sacré moment déjà.

Arrivée chez le tatoueur, les enceintes craches du métal bien hard comme la plupart des tatoueurs que j’ai connu. Il m’installe, prépare ses affaires puis s’occupe de l’intérieur de mon poignet en le désinfectant.
Au moment où il prend le dermographe en main, qu’est-ce que j’entends ? Runaljod qui débute. J’ai rigolé pensant que c’était une blague et j’ai demandé si il avait fait exprès. Il n’a pas compris le lien entre ce qu’il s’apprêtait à m’encrer et ce qu’on entendait. Il m’a dit qu’il aimait simplement bien certains morceaux, que ça changeait puis voilà… la playlist était en musique aléatoire et donc, il n’y était pour rien. Il ne savait même pas ce qu’était le Futhark.

Pendant les 10 minutes de ma séance, Runaljod se diffusait et j’ai ressenti cela comme un vrai rite. Et finalement, je peux qualifier ce moment comme l’un des rituels les plus improbables que j’ai pu faire. Parce que oui, je ne pouvais pas m’empêcher, en étant dans cette ambiance, d’adresser mentalement quelques paroles au panthéon nordique et y glisser des intentions particulières au fur et à mesure que les runes prenaient vie dans mon épiderme.

Dès la séance terminée, Marilyn Manson a repris au travers des enceintes. Le rituel était fini et a jamais encré.

J’espère que ces quelques morceaux vous auront donné envie de découvrir davantage ce merveilleux groupe !

Les guidances, petite mise à jour

Cela fait bientôt un an que j’ai mis en place le système  de guidance gratuite via un formulaire. Je l’ai désactivé il y a quelques temps afin de faire un bilan.

Je suis agréablement surprise du nombre de demandes que j’ai eu car, honnêtement, je ne pensais pas en avoir. Et ce qui m’enchante encore plus, c’est les retours que j’ai eu. J’ai su et pu aider les gens, cela n’a aucun prix et mon but est atteint.

Le seul gros problème est l’organisation. Ayant un travail à 100% à côté, j’ai souvent été débordée par les demandes et je n’ai pas su maintenir mon délai de 2-3 semaines.

Un système de rendez-vous

Ainsi, je réfléchis à une solution. Je fais généralement mes guidances le samedi matin. Je pensais mettre en place un système de prise de rendez-vous.

Par une newsletter envoyée, je vous avertirai d’un créneau pour une date précise disant que j’ai la possibilité de faire par exemple trois guidances. Vous n’auriez qu’à vous rendre sur le site et réserver l’un des trois horaires.
En aucun cas cela veut dire que nous allons avoir réellement rendez-vous mais cela vous garanti que je ferai votre guidance à ce moment précis et que vous aurez une réponse dans la journée.

Évidemment, le nombre de place serait limité et je ne pourrai satisfaire tout le monde sur une seule date. Cela sera “premier arrivé, premier servi” mais ce système sera reconduit de semaine en semaine en fonction de mes disponibilités.  Ainsi, je maintiendrai mes engagements.

En tous les cas, j’ai besoin de vos retours face aux guidances de manière générale et j’ai créé un petit sondage.  Si vous pouviez prendre 5 minutes et y répondre, cela m’aiderait grandement !
Vous pouvez le trouver à cette adresse : https://goo.gl/forms/XogMxhpbs1s7xAr42

Merci pour vos retours, pour votre confiance.

À très vite,
Evá

Au détour d’une mélodie – FAUN

Je ne sais pas pour vous, mais je commence déjà à ressentir les énergies de Lughnasadh. Ce qui est assez rare de mon côté de les ressentir si tôt. Et vu que le soleil tape bien, que la chaleur réchauffe notre peau, je me suis dit que le groupe que je souhaite vous faire découvrir ou redécouvrir irait parfaitement, il s’agit de FAUN.


Quelques mots sur le groupe

FAUN est un groupe allemand originaire de Munich formé en 1998 (certains têtards parmi nous n’étaient pas né, c’est dire… mais ne partez pas, on vous accepte !). Ils définissent leur style par du paganfolk, médiéval et dark wave.

La particularité du groupe est qu’ils utilisent des instruments anciens et des chants. Malgré tout, ils peuvent ajouter quelques fois des sons bien plus modernes et électroniques. Les instruments utilisés sont la harpe celtique, le schluesselfiedel (si vous arrivez le prononcer du premier coup, chapeau !), la vielle, des cornemuses, la cithare et diverses flûtes. Autant dire un mélange fort sympathique qui nous permettra de voyager dans des temps anciens.

Les membres du groupe sont :

  • Oliver Page alias “Sa Tyr” (chant, harpe celtique, guimbarde…)
  • Fiona Rüggeberg (chant, flûtes, cornemuses…)
  • Rüdiger Maul (instruments à percussion)
  • Niel Mitra (synthétiseur)
  • Stephan Groth (chant, vielle, flûtes…)
  • Laura Fella (chant, mandoline, tambour sur cadre)

Qu’est-ce que le “paganfolk” ?

Visiblement, FAUN serait le premier groupe a avoir inventé ce terme et notamment son leader, Oliver Pade. Selon lui, leur musique ne pouvait se classer dans un genre déjà existant. Il l’a donc créé.
Le paganfolk touche à la fois à des ballades mélancoliques, aux danses populaires tout en abordant le thème de la nature qui est très présent.

Le groupe réadapte les chansons historiques de différentes époques et régions du monde, ce qui implique un nombre certain de langue d’interprétation, ainsi que des compositions originales.
La plupart des langues entendues au sein de leur répertoire sont des dialectes comme par exemple le haut allemand, le moyen allemand occidental et oriental, le vieux norrois, le latin, le hongrois, le finnois, l’ancien français… bref vous l’aurez compris, il y en a pour tous les goûts !

Commençons tout de suite avec un morceau estival, à savoir :

Un morceau que je trouve particulièrement de saison, entraînant… je ne peux m’empêcher en l’écoutant de me mouvoir aux rythmes des instruments.

Autre morceau estival qui met à l’honneur le Dieu Lugh. Idéal pour votre célébration de Lughnasadh pour le coup ! Je sais que je la passe très régulièrement à cette période là.

Dans la lignée des Sabbats, voici La nuit de Walpurgis qui correspond à Beltane.

C’est certainement l’un de mes morceaux préférés. Déjà pour ce qu’il représente mais aussi visuellement, je trouve le clip particulièrement envoûtant, mystique. La célébration représentée ici et ma célébration idéale en quelques sortes. Des gens qui festoient en forêt, sur une plage, autour d’un feu et en faisant le mât de Beltane. Bref, je n’ai qu’une envie, me joindre à eux !

Et pour finir, Andro. Je ne crois pas qu’elle ait une signification particulière mais le son de la cornemuse, des percussions etc., une fois encore, m’emporte.

Il y en aurait encore tellement à vous partager… c’est un excellent groupe déjà bien connu dans le milieu païen mais je pense qu’il gagne à l’être encore davantage.

Connaissiez-vous Faun ? Quels sont vos morceaux préférés ?

J’espère que cet article vous aurez plu et que j’aurais pu vous faire découvrir ce merveilleux groupe !