Faut-il célébrer la St-Patrick ?

Voilà une question de circonstance sachant que la St-Patrick se fêtait hier, soit le 17 mars. J’en suis venue à vouloir écrire cet article après avoir vu différents païens souhaités à leur entourage « web » un joyeux St-Patrick’s Day et après avoir vu/lu le poste Facebook d’Aude Faolan.

Qui est-il et pourquoi le fête-t-on ?

St-Patrick était un évangélisateur, il aurait expliqué le concept de la Trinité Chrétienne grâce à un trèfle lors d’un sermon et il en profita pour en faire ainsi le symbole de l’Irlande tout en sachant que l’emblème officiel est une harpe celtique.
Ainsi, St-Patrick chassa tous les serpents de l’Irlande, action qui symbolise la conversion du peuple irlandais. Les serpents représentant les païens ayant une tradition celtique, assimilé alors à Satan, rendu responsable de l’ignorance du Dieu véritable.

[Source : wikipédia]

Non, je ne cautionne pas

Autant vous dire que par ces quelques lignes, je ne peux cautionner cette fête. Je ne pense pas avoir une seule racine d’Irlande, quoi qu’en remontant peut-être très très très loin… mais encore !
Et pourtant hier soir, j’ai levé ma Guiness. Oui, en mémoire aux « serpents » massacrés simplement car ils voulaient perpétuer leurs traditions, leurs croyances… mes traditions et mes croyances.

Comme l’explique très bien Aude dans son poste, le « Dieu véritable » est à l’origine d’un nombre incalculable de génocide (amérindien, gaulois, nordique, etc). La St-Patrick est l’origine de l’un d’eux.

Célébrer cette fête serait comme renier ce que je suis réellement au plus profond de moi, une païenne.

 

Vous pouvez retrouver Aude Faolan sur Instagram,
psss c’est par ici !

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2 commentaires

  • Quelques petites remarques qui pourront peut-être faire avancer le débat (je me base sur l’article écrit par Morgan Daimler http://lairbhan.blogspot.fr/2017/03/saint-patrick-druids-and-snakes.html:
    – oui, le Patrick historique était un chrétien, qui a répandu la parole chrétienne en Irlande, mais sans grand succès apparemment. 200 ans après sa mort, l’hagiographe Muirchu maccu Mactheni, dans the Life of Saint Patrick, en a fait une sorte de super-évangélisateur faiseur de miracles et écrabouilleur de Druides. Un autre hagiographe, Jocelin de Furness, a écrit au 12e siècle une autre Life of Patrick où, pour la 1e fois, apparaît l’histoire des « reptiles venimeux », en plus des diverses anecdotes où le Patrick mythique est à nouveau un super-héros capable de ressusciter les morts et de provoquer des séismes pour tuer des Druides.
    L’allégorie « serpents/Druides » date d’une probable interprétation erronée des hagiographies par Evans Wentz, en 1911. Etant donné que les 2 hagiographes ont raconté avec de nombreux détails bien sanglants les massacres de Druides par leur super-héros Patrick, on peut se demander pourquoi le 2e aurait ajouté une allégorie pas très claire (en tous cas, ce n’est pas pour éviter de choquer ses lecteurs…)
    Donc, voilà, « Saint Patrick » est un saint chrétien et les païens n’ont pas à le célébrer, puisqu’il a fait partie des prosélytes catholiques (même si le Patrick historique n’a rien à voir avec le super-héros massacreur de Druides). Je ne sais pas trop pour le trèfle, mais il est possible aussi qu’il s’agisse d’une récupération chrétienne d’un symbole païen (parce que ça marche mieux, pour convertir les masses, de se baser sur des croyances existantes) : le chiffre 3 est assez fréquemment utilisé dans la mythologie irlandaise.
    Par contre, pour l’histoire des serpents qui symboliseraient les Druides, mieux vaut éviter de s’y attarder puisque c’est un auteur relativement récent (20e siècle) qui l’a évoquée pour la première fois 😉
    Pour finir, en ce qui me concerne, je bois un coup (parce que bon, la célébration de la St Patrick, c’est surtout une excuse pour ça) le lendemain, 18 mars, puisque c’est Sheela’s Day (pas vraiment connu, ni très répandu, mais j’ai une affection particulière pour Sheela, cette Cailleach irlandaise 😉 ).
    Amitiés païennes.
    May the road rise up to meet you.
    May the wind be always at your back.
    May the sun shine warm upon your face;
    the rains fall soft upon your fields and until we meet again,
    may *the Gods* hold you in the palm of *their hands*.

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