Imbolc, le perce-neige en plante de pouvoir

Imbolc, enfin ! Je peux dire que je l’ai attendu cette année. Depuis que je célèbre les fêtes païennes, c’est la première fois que je me sens soulagée de voir arriver ce sabbat. Jusqu’à présent, il ne figurait pas dans mes célébrations préférées sans que je sache vraiment pourquoi… mais aujourd’hui, j’ai compris. Il marque la fin de cette période difficile qu’est pour moi la période entre la fin de Samhain jusqu’à Imbolc et j’en prends conscience.

C’est une période difficile à mon sens car il s’agit de la fin d’année et les fêtes qui l’accompagnent. Le travail est toujours bien stressant à cette période. Les gens le sont aussi d’ailleurs, partout, tout le temps. Que ce soit au job, à la maison, en dehors… partout.
Une sorte de pression sociale vis-à-vis de Noël où tout droit être parfait, le meilleur repas, les meilleures cadeaux et j’en passe. On t’invite aux différents repas d’une famille décomposée pour que tu finisses toi-même en dinde de Noël tellement tu auras trop mangé et peu importe si le reste de l’année, on ne vient pas prendre des nouvelles de ta petite personne, savoir si tout va.. non, on s’en fiche. C’est noté sur un papier de l’administration que tu fais partie de la famille, alors vient. Et si Ô malheur tu refuses, tu finis sur le bûcher. C’est aussi le moment où l’on remarque le plus les personnes absentes, du moins de par mon éducation et les “traditions” qu’on m’a inculqué où tout le monde se réunissait à ce moment-là (Vous voyez le cliché de la famille heureuse, souriante, au coin de la cheminée avec un petit jouant par terre et le labrador en fond ? Oui ? Ben voilà, en gros c’était ça. À vomir).

Et tout ça… ça me gonfle. Ça en vient même à me déprimer. Vous savez, ceux qui ont la “dépression saisonnière” ? Ben moi j’ai la “dépression de fin d’année”.

Avec tout cela, mon sentiment d’oppression ne faisait que grandir. Les mauvaises passes s’enchaînent, tout d’abord la rupture dont je vous ai parlé dans un précédent article puis la perte du travail du Barbu suite à du mobbing.
Sur le coup, j’ai un peu ce côté où j’ai envie d’envoyer ch*** la terre entière, l’univers même avec ce genre “d’épreuves” parce qu’à force, y en a marre. Et j’suis en colère quelques jours, semaines face à cette injustice puis, j’y réfléchi, me pose et je me dis que c’est un mal pour un bien. On en sort grandi, on voit le chemin parcouru et celui à venir. On continue notre bonhomme de chemin.

[… On peut trouver du bonheur même dans les moments les plus sombres, il suffit de se souvenir d’allumer la lumière.]
A. Dumbeldore

À mon sens, si nos ancêtres celtes commençaient la nouvelle année par une période sombre, ce n’est pas pour rien. Après une période comme celle-ci, la lumière revient toujours. La lune et le soleil, à leurs propres rythmes, nous enseignent la même chose. Imbolc marque en moi le début de cette lumière. Peu importe le temps que cela prendra, ce sabbat m’enseigne cette année, une fois encore, de garder espoir car la roue tourne toujours.

Hier matin encore, lorsque je me suis levée, il neigeait à gros flocons. L’hiver n’a pas dit son dernier mot mais à l’heure où j’ai écrit ces lignes, soit durant ma pause de midi, le soleil pointait le bout de son nez. Encore une illustration de ce que je décrivais plus haut.

Lorsqu’un sabbat tombe en semaine, je suis toujours un peu coincée pour la célébration car je ne peux pas tout faire comme je l’aurais souhaité. Du coup, j’adapte.
Au repas est prévu… attention originalité… des crêpes !!! Salées et sucrées of course. J’aurais voulu créer une croix de Brigid en jonc mais je m’y suis prise trop tard du coup pour cette année, c’est fichu. Je compte prendre une douche purificatrice puis ensuite faire un tirage si j’ai l’énergie nécessaire après cette journée.

Comme offrande, j’ai décidé d’offrir aux Dieux une composition florale à base de perce-neiges pour symboliser le début du printemps, la terre qui se réveille. En ce sabbat, j’ai envie de me sentir comme un perce-neige, ça sera ma plante de pouvoir du moment (j’suis folle et alors ?). La neige a beau s’abattre sur moi, m’enfoncer, vouloir me mettre plus bas que terre, je résisterai. Toujours.

Étant une inconditionnelle accro à la musique, c’est comme une drogue pour moi. Pas un jour ne passe sans que j’en ait entendu pendant des heures. Je conduis en musique, je cuisine en musique, je travaille quand c’est possible en musique… BREF vous avez compris l’idée. J’aime diffuser un morceau ou un playlist en fonction des sabbats.
J’ai très récemment découvert le groupe danois (sauf erreur) Danheim. Si vous aimez Wardruna, ce groupe devrait vous plaire également. Un peu moins “bestial” à mon sens car Wardruna me parle plus mais le morceau Vanheimr est idéal pour Imbolc. À mon sens, le morceau colle parfaitement… à la fois doux comme le printemps et brut comme l’hiver.

Puisque cette célébration n’est pas liée à un phénomène astronomique, je fais durer le sabbat quelques jours supplémentaires. Ce week-end, grand ménage de prévu avec purification.

Et vous, votre Imbolc ?

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Un commentaire

  • Très bel article, un cri de soulagement face à la fin de cette période toute cracra ah ah ah !
    Je te comprend pour les fêtes, il y a beaucoup de familles qui fonctionnent comme ça… Chez moi, mes parents sont les vilains petits canards de leurs familles respectives, du coup lorsque j’avais un an ils ont dit fuk dat et on n’a toujours fait les Noël que tous les quatre depuis, mes parents, ma soeur et moi. Et tant mieux ! Par contre le jour où l’une de nous va être mariée ou décidera de passer le 24 dans la famille de son conjoint… ça va faire bien drôle.

    Heureusement, mon amoureux ( surnommé Vilain, parce qu’il le mérite franchement, même si parmi les vilains c’est le plus mignons de tous :p) est très famille aussi, et du coup il comprend, même si il a très envie que je fasse Noël avec sa super famille, que c’est trop sacré pour moi ce moment, du coup je ne saute pas encore le pas. Sa famille trop mignonne a du coup décalé Noël pour moi, et on l’a fait le 28. Tu te rends compte? Une famille sans chichi, sans messes basses, sans engueulades sous la glace, des sourires francs, des cris et des rires tonitruants, des mini doigts qui se trempent dans la pâte à gateau qui a eu le malheur de rester une seconde de trop sur la table à portée des enfants. C’était le premier Noël que je passais dans une famille de plus de 4 personnes de mon sang de toute ma vie. Bah autant te dire que quand je suis rentrée chez moi, seule (il habite Paris moi Nantes), qu’il faisait gris voir noir, avec de la boue jusqu’aux chevilles… J’ai chialé. C’était trop dur, comme période, donc je te comprend parfaitement 🙁

    Et puis de plus en plus Noël me déprime parce que je pense justement à ces familles déchirées, ces gens seuls, ces gens qui n’ont jamais connus un Noël heureux et qui se tapent les fukin chansons de Noël pendant un mois, je pense aux enfants qui ne comprennent pas encore pourquoi les autres à l’école ils ont pleins de jouets et que eux un peu moins, alors que papa et maman ou leur parent unique donne tout pour qu’ils passent un bon moment. Je pense aussi à ceux qui ont perdu leurs amis et qui se retrouvent en maison de retraite, dont la famille vient de temps en temps pour la bonne action et repartent avec un sourire gêné parce qu’ils savent qu’ils ne repasseront pas avant des mois. Du coup tout ça me déprime. Heureusement qu’il y a le vin chaud !

    Certains pensent que je suis une mauvaise sorcière, parce que pour les Sabbats je ne fais presque jamais de grandes cérémonies, je suis plutôt sage en fait sur ce coup la xD Je fais toujours quelque chose, mais qui ne sauterait pas aux yeux des gens, païens ou non. Par exemple, pour Imbolc j’ai fais des tartelettes de navets doré au miel et thym, des crêpes (tiens tiens, les grands esprits se rencontrent :p) et j’ai allumé une bougie avant de me mettre à lire sur Brigid. C’est ça mon Imbolc, et ça me convient parfaitement. J’adore ta composition florale et j’avoue que je vais peut-être y penser plus souvent, parce que c’est vraiment super joli et qu’effectivement, c’est bon pour le moral et un joli présent pour les dieux !

    Gros bisous à toi, que cette nouvelle année te sois solaire, pleine de révélations heureuses et de moments qui comptent 🙂

    Lisbeth

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