Au détour d’une mélodie – FAUN

Je ne sais pas pour vous, mais je commence déjà à ressentir les énergies de Lughnasadh. Ce qui est assez rare de mon côté de les ressentir si tôt. Et vu que le soleil tape bien, que la chaleur réchauffe notre peau, je me suis dit que le groupe que je souhaite vous faire découvrir ou redécouvrir irait parfaitement, il s’agit de FAUN.


Quelques mots sur le groupe

FAUN est un groupe allemand originaire de Munich formé en 1998 (certains têtards parmi nous n’étaient pas né, c’est dire… mais ne partez pas, on vous accepte !). Ils définissent leur style par du paganfolk, médiéval et dark wave.

La particularité du groupe est qu’ils utilisent des instruments anciens et des chants. Malgré tout, ils peuvent ajouter quelques fois des sons bien plus modernes et électroniques. Les instruments utilisés sont la harpe celtique, le schluesselfiedel (si vous arrivez le prononcer du premier coup, chapeau !), la vielle, des cornemuses, la cithare et diverses flûtes. Autant dire un mélange fort sympathique qui nous permettra de voyager dans des temps anciens.

Les membres du groupe sont :

  • Oliver Page alias « Sa Tyr » (chant, harpe celtique, guimbarde…)
  • Fiona Rüggeberg (chant, flûtes, cornemuses…)
  • Rüdiger Maul (instruments à percussion)
  • Niel Mitra (synthétiseur)
  • Stephan Groth (chant, vielle, flûtes…)
  • Laura Fella (chant, mandoline, tambour sur cadre)

Qu’est-ce que le « paganfolk » ?

Visiblement, FAUN serait le premier groupe a avoir inventé ce terme et notamment son leader, Oliver Pade. Selon lui, leur musique ne pouvait se classer dans un genre déjà existant. Il l’a donc créé.
Le paganfolk touche à la fois à des ballades mélancoliques, aux danses populaires tout en abordant le thème de la nature qui est très présent.

Le groupe réadapte les chansons historiques de différentes époques et régions du monde, ce qui implique un nombre certain de langue d’interprétation, ainsi que des compositions originales.
La plupart des langues entendues au sein de leur répertoire sont des dialectes comme par exemple le haut allemand, le moyen allemand occidental et oriental, le vieux norrois, le latin, le hongrois, le finnois, l’ancien français… bref vous l’aurez compris, il y en a pour tous les goûts !

Commençons tout de suite avec un morceau estival, à savoir :

Un morceau que je trouve particulièrement de saison, entraînant… je ne peux m’empêcher en l’écoutant de me mouvoir aux rythmes des instruments.

Autre morceau estival qui met à l’honneur le Dieu Lugh. Idéal pour votre célébration de Lughnasadh pour le coup ! Je sais que je la passe très régulièrement à cette période là.

Dans la lignée des Sabbats, voici La nuit de Walpurgis qui correspond à Beltane.

C’est certainement l’un de mes morceaux préférés. Déjà pour ce qu’il représente mais aussi visuellement, je trouve le clip particulièrement envoûtant, mystique. La célébration représentée ici et ma célébration idéale en quelques sortes. Des gens qui festoient en forêt, sur une plage, autour d’un feu et en faisant le mât de Beltane. Bref, je n’ai qu’une envie, me joindre à eux !

Et pour finir, Andro. Je ne crois pas qu’elle ait une signification particulière mais le son de la cornemuse, des percussions etc., une fois encore, m’emporte.

Il y en aurait encore tellement à vous partager… c’est un excellent groupe déjà bien connu dans le milieu païen mais je pense qu’il gagne à l’être encore davantage.

Connaissiez-vous Faun ? Quels sont vos morceaux préférés ?

J’espère que cet article vous aurez plu et que j’aurais pu vous faire découvrir ce merveilleux groupe !

 

Au détour d’une mélodie – Heilung

Je ne sais pas quel temps il fait chez vous, mais ici… c’est la météo qui nous trolle. Quand nous avons congé, il fait moche (comme aujourd’hui) et quand on doit aller au job, beau ciel bleu – soleil. Mais soit, prenons ce qui vient  et cette ambiance orageuse, un peu brumeuse m’a donné envie de vous parler du groupe si particulier, Heilung.


De l’histoire vivante

Heilung est un groupe neo-folklorique germano-danois (plus précisément Allemagne, Danemark et Norvège). Le groupe est fondé en 2014 par Kai Uwe Faust, ce dernier étant spécialisé dans les tatouages en vieux norrois, et Christopher Juul. Quelques temps plus tard, Maria Franz rejoindra Heilung.

Leur musique est tirée de vieux artefacts écrits originaux datant de l’âge du fer (~1100 av. J-C jusqu’à ~800/700 av. J-C pour le nord de l’Europe) et l’âge des vikings (~ 700 av. J-C jusqu’à ~ 1066 de notre ère) ce qui en fait une « histoire vivante » de l’Europe du nord.

Leur look et notamment sur scène rappelle véritablement ce côté historique. Des coiffes en bois de cerf, en décoration des micros fixes, des peaux, des fourrures ainsi que des os… bref, visuellement, nous sommes déjà bien transporté.

Le premier morceau que je souhaiterai vous partager est de leur album LIFA, à savoir Hamrer Hippyer correspond à ma première rencontre avec le groupe (Merci d’ailleurs les suggestions YouTube ! Pour une fois que c’est pas de la m***…).

Comme expliqué plus haut, j’ai tout d’abord été captivée par leur présence sur scène. Elle est charismatique et impressionnante. Jamais je n’avais vu cela dans d’autres groupes pouvant s’apparenter à leur style musical.
Puis ces sons de voix, ce rythme… wow ! Quelle claque ! Véritablement, je me suis sentie transportée et emmenée avec eux dans un autre temps. Un temps où nos ancêtres foulées cette terre d’Europe au visage si différent.

Un autre morceau qui cette fois éveille le côté guerrier, le côté combatant. Je vous laisse apprécier.

Puis un autre, cette fois-ci un peu plus « tranquille »…

Je ne comprends bien évidemment pas les paroles de tous ces morceaux et je ne saurais dire de quelle langue il s’agit, du norrois peut-être, mais cela n’empêche que la plupart des morceaux me parlent et éveillent en moi un sentiment de bien-être. Heilung, d’après le fondateur Kai Uwe Faust signifie « guérison » en norrois. Cela ne m’étonne absolument pas.

J’écoute leur morceau quand je veux voyager spirituellement en étant assise dans mon fauteuil, comme si je me connectais à des vies antérieures. C’est très particulier comme sentiment.
D’ailleurs, j’ai le même sentiment avec d’autres groupes dont je vous parlerai dans les prochaines semaines. Il s’agit surtout de « méditation » si on peut appeler ça comme ça, ou peut-être de transe…

Ils ont actuellement deux albums, Ofnir de 2015 et LIFA de 2018. Je vous les conseille tous les deux car ils sont excellents autant l’un que l’autre.
À savoir qu’ils ont créé et lancé eux-même leur premier album sans label derrière.

Évidemment, j’ai conscience que ce genre de musique peut ne pas plaire à tout le monde. J’imagine qu’il faut soit plusieurs écoutes pour en profiter pleinement ou alors, on n’aime tout simplement pas et je le comprends.

En tous les cas, si vous avez découvert ce groupe au travers de cet article, qu’en avez-vous pensez ?
Autrement, comment avez-vous connu Heilung ?

Photos par Kees Stravers.

Faut-il célébrer la St-Patrick ?

Voilà une question de circonstance sachant que la St-Patrick se fêtait hier, soit le 17 mars. J’en suis venue à vouloir écrire cet article après avoir vu différents païens souhaités à leur entourage « web » un joyeux St-Patrick’s Day et après avoir vu/lu le poste Facebook d’Aude Faolan.

Qui est-il et pourquoi le fête-t-on ?

St-Patrick était un évangélisateur, il aurait expliqué le concept de la Trinité Chrétienne grâce à un trèfle lors d’un sermon et il en profita pour en faire ainsi le symbole de l’Irlande tout en sachant que l’emblème officiel est une harpe celtique.
Ainsi, St-Patrick chassa tous les serpents de l’Irlande, action qui symbolise la conversion du peuple irlandais. Les serpents représentant les païens ayant une tradition celtique, assimilé alors à Satan, rendu responsable de l’ignorance du Dieu véritable.

[Source : wikipédia]

Non, je ne cautionne pas

Autant vous dire que par ces quelques lignes, je ne peux cautionner cette fête. Je ne pense pas avoir une seule racine d’Irlande, quoi qu’en remontant peut-être très très très loin… mais encore !
Et pourtant hier soir, j’ai levé ma Guiness. Oui, en mémoire aux « serpents » massacrés simplement car ils voulaient perpétuer leurs traditions, leurs croyances… mes traditions et mes croyances.

Comme l’explique très bien Aude dans son poste, le « Dieu véritable » est à l’origine d’un nombre incalculable de génocide (amérindien, gaulois, nordique, etc). La St-Patrick est l’origine de l’un d’eux.

Célébrer cette fête serait comme renier ce que je suis réellement au plus profond de moi, une païenne.

 

Vous pouvez retrouver Aude Faolan sur Instagram,
psss c’est par ici !

Au détour d’une mélodie – Omnia

Une nouvelle série d’article va voir le jour sur le blog, j’ai nommé « Au détour d’une mélodie ». Je souhaite partager avec vous mon amour pour la musique et ainsi vous faire découvrir ou redécouvrir des artistes, groupes dans le milieu « païen », « folk » etc.
Il s’agira de groupe que j’écoute soit lorsque je pratique, quand je médite, quand j’ai besoin de me connecter à mon moi-spirituel ou qui ont un lien quelconque avec le paganisme. J’espère que l’idée vous plaît et je commence cette série avec le groupe « Omnia ».

Prenez place en face de moi, je vous ai préparé du thé, la sauge blanche se répand dans l’air et j’installe un casque sur vos oreilles. Vous êtes prêt ? C’est parti !


Des « Earth Warrior »

Quatre membres composent actuellement le groupe néerlandais Omnia. Steve alias Sic, auteur principal de leur chanson mais aussi chanteur et musicien (flûte, tambour et bouzouki). Jennifer alias Jenny, compositrice principale mais également chanteuse et musicienne (harpe celtique, vielle à roue, bodhrán et piano). Il y a aussi Daphyd alias Crow jouant du didgeridoo et pour finir Rob alias Raido à la batterie.

Ils se définissent comme défenseur et amoureux inconditionnel de la nature. Artistes indépendants, ils utilisent leur musique pour faire passer des messages forts notamment pour défendre la cause animale, protection de la planète et liberté individuelle.

Leur morceau « Earth Warrior » les représentent parfaitement. La première fois que je l’ai entendu, le rythme mélange à la fois le reggae et le folk  m’a agréablement surprise. Je l’ai trouvé très joyeux alors que les paroles dénoncent des actes importants malgré tout.

Je perçois ce morceau comme un véritable cri de guerre. J’aime beaucoup l’écouter quand j’ai besoin d’un coup de boost, que je suis un peu déprimée. La première fois que j’ai vu le clip, leur look m’avait agréablement surpris. J’aime les gens qui sortent de la norme, un peu marginaux. Et je trouve qu’Omnia remplit parfaitement ce rôle. C’est un peu une tribu « moderne » qui se bat contre la société actuelle.

Le deuxième morceau qui m’a frappé est « I don’t speak human ». Ne serait-ce que le titre… il est percutant non ? Ils dénoncent le côté « diabolique » de l’être humain, dans sa méchanceté et ses actes de destruction en expliquant qu’ils ne parlent pas l’humain car ne peuvent ainsi pas comprendre cette manière de faire. Je ne sais pas vous, mais cela raisonne en moi.

Un peu d’ambiance

Les prochains morceaux sont surtout instrumental, d’ambiance. Je les aime d’amour car on sent, à mon sens, l’influence celte. Je m’imagine très bien autour d’un feu en pleine forêt avec un tas de monde danser ensemble, profiter de cet instant et grâce à la musique, s’évader et rendre honneur à notre terre mère.

Si je devais vous conseiller un album entier, cela serait leur dernier soit « Prayer » qui mélange beaucoup d’influences différentes (celte, mongol, etc.) et qui est très rythmé.

Connaissiez-vous ce merveilleux groupe qu’est Omnia ? Si oui, comment l’avez-vous connu ?

J’espère que ce genre d’article vous plaira autant que moi j’ai eu à vous l’écrire !

À très vite,
Evá