Samhain, bilan post célébration

Un sacré moment que je n’avais pas pris le temps de m’installer, de me poser pour écrire par ici et il s’en est passé des choses depuis… 
Puisque Samhain est passé, je pense que c’est le moment de faire un petit bilan, faire le point.

Domina Orbis, à quoi j’en suis ?

Peu avant Mabon dernier, j’ai pris la décision d’arrêter Domina Orbis. Aucun besoin de justification, je tiens seulement à dire que c’est par manque de temps que j’ai fait cela. Trop perfectionniste sans doute, le fait de ne pas réussir à atteindre les objectifs que je me suis fixée dans le temps que je me suis fixée me rendait triste, stressée… et le projet en prenait un coup. C’est donc uniquement de ma faute si j’ai décidé de stopper tout. 
Les filles ont toujours été à l’écoute, des sources d’enseignements merveilleuses. Leur projet est toujours une excellente initiative à mes yeux et je vous encourage à vous lancer si cela vous intéresse ! 

L’association « Le Miroir de Brume »

Dans les autres projets, je fais à moitié partie de l’association « Le Miroir de Brume » en Suisse. Breena, a l’origine de cette association, souhaite promouvoir le milieu ésotérique en romandie afin de « démystifier » tout cela et que les moldus puissent se rendre compte, sous un oeil nouveau, que l’ésotérisme ne constitue pas à sacrifier des bébés chaque pleine lune… car oui, les clichés ont la vie dure !
Ainsi, dans ces premiers pas, elle organise Le Marché de Yule qui sera le 16 décembre prochain au Château d’Aigle. Une trentaine d’exposants sont attendus, n’hésitez pas à leur rendre visite !

Il était d’ailleurs prévu que j’y travaille bénévolement mais mes craintes m’ont rattrapées… la peur du monde, des gens inconnus. C’est ainsi que je me suis rendue compte qu’une sorte d’agoraphobie s’est immiscée… Cela a engendré en moi de la tristesse, car je m’étais engagée, mais trop de stress, d’anxiété au fur et à mesure que la date approchait. Au moins, je sais que j’ai dû travail à faire sur ce point, et « bizarrement » (Il n’y a pas de hasard, que des rendez-vous… n’est-ce pas ?) je m’en suis rendue compte durant la période de Samhain. 

La sorcière, nouveau phénomène de mode ?

Autre actualité qui m’a fait beaucoup réfléchir, est cette « mode » dirons-nous de La Sorcière. Vous savez, on en entends parler partout ou alors, on lit des articles qui pullulent sur internet. Que ce soit avec SolangeTeParle, Mona Chollet ou Sephora (et j’en passe…), La Sorcière est particulièrement attrayante ces derniers mois. J’ai lu beaucoup d’avis à ce sujet, j’en ai parlé également à des proches… Il y toutes sortes d’opinion et c’est intéressant. 

De mon côté, j’avoue que cela me gonfle pas mal parce que le fait que « La Sorcière » soit systématiquement associée au féminisme, entre autre, n’est pas juste à mon sens. Toutes les sorcières ne sont pas féministe et toutes les féministes ne sont pas sorcière. Mais finalement, qu’est-ce qu’une sorcière ? Selon la vidéo de SolangeTeParle, c’est une femme libre qui s’exprime selon ses opinions, qui se détache du patriarcat etc. Oui mais pas que ! À mon sens, c’est aussi une femme (homme, non genré etc.) qui établit une connexion avec la nature et tout ce qui l’entoure, qui est à l’écoute de ce monde et des autres, qui cherche sa propre vérité, son chemin d’évolution, qui se remet en question, qui s’instruit pour grandir encore et encore… C’est un mode de vie et de pensée finalement. C’est tellement plus riche que « simplement » se rebeller contre la patriarcat ambiant. 

Maintenant il est vrai que la sorcière de l’époque correspondait à toutes femmes instruites, qui ne rentraient pas dans le rang pouvaient et étaient accusées de sorcellerie. Mais aujourd’hui, c’est différent. 
Cela dit, c’est un sujet qui fait débat, qui fait réfléchir et permet, je trouve, de se remettre en question et ça, c’est positif !

Je pense qu’avec le temps, cela va se tasser. Je préfère garder malgré tout un côté mystérieux sur ce que nous sommes pour éviter un grand nombre de nouveaux adeptes pas franchement sérieux, baver sur la réputation que nous avons qui n’est pas super glorieuse déjà avant tout ça. Puis, est-ce qu’elle l’a déjà été finalement ?

Célébration de Samhain, Ásatrú

Après tout ce blabla, je reviens rapidement sur ma célébration de Samhain. Jusqu’au jour J, je n’avais pas franchement d’idée sur ce que j’allais faire. Étant en vacances à ce moment précis, je me sentais vidée et déconnectée de tout. 
Comme tous les païens, ou presque, j’attends ce sabbat avec une grande impatience chaque année… autant dire que j’étais un peu dépitée devant mon état général. Puis Samhain au petit matin, l’idée m’est venu. 
J’ai donc fait une célébration très simple, mon autel n’a quasiment pas bougé par rapport à Mabon. J’ai ajouté quelques bougies noirs pour coller davantage au sabbat mais c’est un peu près tout. Pas de Jack’o’Lantern cette année, mais ce n’est pas grave. Il n’est pas nécessaire d’organiser une célébration monstrueuse pour que le sabbat soit réussi ! 

J’avoue aussi que je suis toujours très « paganisme nordique », « Ásatrú » ces derniers mois, je lis beaucoup à ce sujet. Je me sens renouer avec quelque chose de profond en moi, comme quand j’ai étudié le Futhark pour la première fois il y a bientôt six ans. Peut-être la raison pour laquelle je n’étais pas très connectée à Samhain cette année. 

Et vous, racontez-moi votre célébration si le cœur vous en dit ! Je vous lirai avec grand plaisir !

À bientôt,
Evá

« Deviant Moon Tarot » par Patrick Valenza

À quelques jours du prochain Sabbat qu’est Mabon, nous entrons dans la période sombre de l’année. Cette période rime avec thé épicé, couverture « moumoutante », tarte à la citrouille, nuit plus longue mystifiée par la brume qui caresse les chemins et introspection… 
Aujourd’hui, je souhaite vous présenter un outil qui convient tout à fait à cette période, place au Deviant Moon Tarot !


Titre : Deviant Moon Tarot (Borderless edition)
Auteur : Patrick Valenza
Édition : U.S. GAMES systems inc
Prix : 25$
ISBN : 978-1-57281-771-5
Langue : Anglais

Ce jeu n’est pas nouveau sur la blogosphère des cartomanciens et tarologues, bien au contraire. Il a été présenté de nombreuses fois mais puisque je l’ai acquis récemment (juillet dernier) et que la saison s’y prête bien, je me suis dit que j’avais tout de même envie de vous en parler !

La première fois que je l’ai vu, c’était sur une chaîne YouTube et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne laisse pas indifférent surtout par ses illustrations. 
Ces dernières sont un mélange de textures prenant inspirations sur des photos du cimetière de Long Island – New York. Les bâtiments font echo à des asiles psychiatriques abandonnés. Les portes, fenêtres et murs pourris sont issus de châteaux, d’usines et de villes.
Autant dire qu’on est tout de suite dans un thème très particulier et cela s’en ressent. 

C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai mis énormément de temps avant de l’acquérir, parce qu’au départ ben… il me fichait la trouille ! Et en même temps, il m’attirait. C’est assez paradoxale, j’en conviens. 
La sensation ressemblait à celle qui, chez vous seul, vous entendez un bruit dans la pièce d’à côté. Difficile d’y aller parce que vous n’êtes pas rassuré et en même temps… vous allez quand même jeter un œil, le chat en otage dans vos bras en guise de bouclier « au cas-où ». Vous voyez de quel genre de situation je parle ?

J’ai donc la version « Borderless edition » qui fait que les cartes n’ont aucun rebord blanc comme c’était le cas précédemment et je dois dire que cela me convient très bien. Ayant vu des photos avec cette bordure, je le trouve beaucoup moins mis en valeur car nous avons là un véritable travail d’artiste. Un artiste qui nous invite dans son monde au travers de chacune des lames de ce tarot.

Dans la continuité du design des cartes, elles sont plutôt allongées par rapport à un tarot classique, fine et allongée, mais cela ne gêne en rien pour les mélanger. Plutôt que de les battre « horizontalement » comme on le ferait habituellement, je les bats verticalement et cela fonctionne tout autant. Mes grandes mains sont plutôt pratiques sur ce coup (oui… faut bien trouver des avantages à ce genre de chose !). 
Le carton des cartes est très agréable, solide mais malgré tout facile à manipuler.
Autre chose que je trouve importante, le dos des cartes est réversible. Vous pouvez utiliser ce jeu avec des cartes renversées, vous ne verrez pas la différence. 

Le jeu est envoyé dans une boîte en carton relativement rigide (signée pour mon cas, mon petit cœur en rayonne) avec un petit livret donnant une explication succincte sur la carte à l’endroit puis renversée.
C’est assez léger si c’est votre premier tarot mais cela peut être un excellent exercice d’intuition !

Pour finir, je souhaite vous parler de l’énergie que dégage ce tarot. Je ne sais pas si cela vous fait pareil avec vos jeux mais de mon côté, chaque tarot ou oracle dégage des énergies très différentes. Je les perçois presque comme une entité, c’est sa personnalité à part entière, son caractère finalement. Et pour le Deviant Moon Tarot, c’est une énergie imposante mais bienveillante. Quand je l’ai déballé, je me suis sentie toute petite et intimidée par sa présence. 
Il est idéal pour l’introspection, la guidance. Il saura appuyer là où nous sommes bloqué, sans prendre de véritable pincette d’ailleurs. C’est un peu déroutant au début mais je me suis vite rendue compte que c’était pour mon bien, que cela me forçait à voir plus loin en moi pour que j’évolue.

Comme l’expliquait Claire de La Lune dans sa vidéo de présentation, certaines cartes nous dérangeront plus que d’autres parce qu’elle évoque à notre inconscient un blocage. Il y a quelques années, la carte de La Mort (pourtant ma préférée tout tarot confondue) m’aurait particulièrement dérangée car elle illustre assez bien une situation personnelle. Aujourd’hui, j’ai travaillé sur cette situation qui me pesait et je la vois différemment, elle ne me dérange plus. 

La Mort, tout à gauche qui m’a tant posé problème au début. 
Puis quelques autres lames que je trouve particulièrement belle

Je pense que c’est l’un des jeux les plus aboutis que j’ai dans ma tarothèque. Il est particulier, vous l’aurez compris mais idéal pour un travail de guidance si c’est ce que vous désirez. Il saura vous aider à évoluer, vraiment. 

Et vous, connaissez-vous ce jeu ? L’utilisez-vous ? Quelles sont vos expériences avec ce dernier ?

Pour l’acquérir : Deviant Moon Tarot by Patrick Valenza

L’automne arrive et je revis

Hier était le premier jour qui annonçait très clairement que l’automne pointait le bout de son nez. Il a plu toute la journée, la brume caressait les montagnes et les forêts de nos paysages. 
Une ambiance qui m’a mit du baume au cœur et quel plaisir ! 

Ces trois dernières semaines ont été très compliquées émotionnellement et j’ai eu très peur, peur de me perdre complètement. 
Une relation maternelle, que dis-je… la relation n’existe plus et cela a été particulièrement violent. J’ai eu beaucoup de mal à l’accepter et cela a engendré beaucoup de remise en question de mon côté. Tout mon monde s’écroulait et j’enchaînais crise d’angoisse sur crise d’angoisse. 
De plus, la « confiance en moi » que j’avais plus ou moins au travail s’est évanouie, je remettais tout en question pensant que mes collègues/responsables m’en voulaient pour quelque chose bien qu’on ne m’ait rien reproché. J’étais vraiment parano… J’en suis même arrivée à me demander si je ne partais pas en burn-out ou en dépression.

D’un point de vue witchy, le néant total. Impossible de me concentrer, je n’étais plus connectée à moi-même et ce qu’il m’entoure. C’était horrible.
Concernant Domina Orbis, pire… je ne me sentais plus légitime dans ma démarche, remise en question totale encore une fois. 
Les quelques tirages que j’ai pu faire, je n’arrivais pas les interpréter alors évidemment, cela ne m’aidait pas.
D’ailleurs, vous avez remarqué que les deux derniers Sabbats ont été passés sous silence sur le blog. Je ne les ai pas réellement célébré je dois dire. Mais… Maibon arrive ! 

Aujourd’hui, cette mauvaise passe semble s’être calmée et cela me rassure beaucoup. 
De nature, je n’ai pas confiance en moi et je travaille là-dessus mais là, c’était la première fois que des réactions de ce type m’arrivaient. Je ne me suis pas reconnue. Terrifiant.

Dans les bonnes nouvelles, j’ai reçu deux livres que j’attendais avec impatience. 
Il s’agit de :

  • L’Edda Poétique de Régis Boyer
  • Yggdrasil, La religion des anciens Scandinaves également de Régis Boyer

Vous l’aurez compris, je suis toujours dans la mythologie nordique. 

Autrement, je suis à nouveau dans tout ce qui touche le « paranormal », « l’au-delà » etc. Je me revois des heures d’enquêtes sur le sujet, des reportages. Une grosse envie de me remettre à la Oui-ja et d’ailleurs, cela m’inspire pour diverses créations. 

Je suis aussi en pleine réflexion pour faire mon « Livre des Ombres ». Si cela vous intéresse, je ferai une série d’article sur la création maison de ce dernier !

Et vous, comment s’est passé cette fin d’été ? 

« Les Runes » de Julie Conton

Depuis le début de l’année, le Futhark est revenu en force dans ma vie et à Yule 2017, le Barbu m’a offert le livre que je m’apprête à vous présenter. C’est désormais un de mes « must-have » qui ne quitte jamais ma table de chevet ou presque… Il s’agit du livre « Les Runes – Ecriture sacrée en Terre du Milieu ». 


Titre : Les Runes – Ecriture sacrée en Terre du Milieu
Auteure : Julie Conton
Édition : Mémoires du Monde
Prix : 24,90€
ISBN : 978-2-9532372-5-2

Durant ma jeune vie de sorcière, j’ai feuilletée quelques livres traitant du Futhark sans jamais trouver mon bonheur. Il manquait toujours quelques choses, la manière d’aborder le sujet ne me plaisait pas… bref c’était le néant. Et là, j’ai enfin trouvé un livre très complet. 

À savoir cependant que le livre traite surtout de l’utilisation des Runes en divination. Mais (mais !) une fois que vous aurez compris le sens même de chaque rune, vous saurez les utiliser en magie par exemple. 

La première partie de cet ouvrage est une belle introduction aux runes. Julie Conton définie le mot « Rune » en le traduisant dans différentes langues (vieil-irlndais, vieil-anglais, vieux-nordique, vieil-allemand etc) et il prend tout son sens. On se rend très vite compte qu’il y a une racine commune.

Ensuite, elle aborde les origines de ces dernières et l’utilisation qu’on a pu en faire dans des civilisations lointaines. Elle fait également mention du vieux Futhark et du Futhark anglo-saxon en notant les différences ainsi que les différentes dates qui peuvent être liées à l’anglo-saxon.

Julie Conton ne manquera pas d’aborder une partie de notre histoire Européenne en mentionnant l’utilisation de certaines runes dans le Nazisme. C’est succinct mais cela permet de remettre les choses à leur place et de « dé-diaboliser » ces dernières (non non, nous ne sommes pas nazis parce qu’on s’intéresse aux runes et qu’on les utilise !).

Le cœur du livre, les Runes

Nous arrivons au cœur de cet ouvrage, les chapitres sur les 24 runes car oui, elle ne détaillera « que » le vieux Futhark. Et cela dit, c’est ce que je préfère. 

Chaque Rune est abordée de la même manière avec un petit paragraphe d’introduction comprenant :

  • La graphie de cette dernière 
  • Son nom dans différentes langues (germanique, anglo-saxon, vieil-anglais, gothique et vieux-norrois)
  • Sa prononciation
  • Sa signification très (très) résumée
  • Ses variantes graphiques
  • Ses correspondances astrologiques

Et à partir de là, le travail incroyable de Julie Conton commence. Elle nous détaillera les runes avec leurs poèmes runiques tant anglo-saxon qu’en vieux norrois, tout en nous expliquant le lien entre la rune et ses poèmes. 

Elle fera également des liens avec la mythologie nordique qui est, forcément, directement liée aux runes puisque c’est Odin lui-même qui a percé le secret des runes en étant pendu à l’Arbre-Monde Yggdrasil durant neuf jours et neufs nuits. 

Julie Conton établiera un lien également astrologique en fonction des signes et saura même nous montrer les correspondances entre les runes et les oghams ou le tarot. Oui oui, autant vous dire qu’elle a fait un travail monstrueux ! 

Après nous avoir décortiqué tout cela, chaque fin de chapitre de la rune contient un « résumé » avec les mots clés « positifs » (même si c’est bien plus compliqué que cela, évidemment !) puis pour leurs côtés « problématiques » lors d’un tirage. 

Tout au long des chapitres, vous trouverez quelques illustrations en noir et blanc mais qui sont un bel appui notamment lorsqu’elle parle des correspondances avec le tarot et que la carte est illustrée directement. 

Différentes correspondances et tirages

Dans les derniers chapitres du livre, Julie Conton établie un certain nombre de correspondance (oui oui, encore !) de manière plus résumée mais tout aussi utile. 
Par exemple, quelle rune correspond à chacun des sabbats et pourquoi. 

Elle explique également comment fabriquer ses propres runes, comment effectuer un tirage en donnant quelques exemples mais il est évidemment, je dirai même recommandé (!!) de créer votre propre tirage par la suite. C’est tellement plus parlant. 

En conclusion, c’est un ouvrage très (très) complet ! Si vous vous intéresser aux runes, si vous désirez compléter vos acquis ou par simple curiosité, c’est le livre qu’il vous faut. Il est bien écrit, on comprends tout de suite là où elle veut nous emmener. 

Il est important de le lire une fois dans l’ordre pour comprendre la totalité de ce qui est nous est expliqué car elle fait souvent références à des éléments expliqués dans des chapitres précédents. 

C’est un coup de cœur, sans aucun doute ! L’avez-vous lu ? Le connaissez-vous ?

PS : Et si vous désirez écrire en rune, je vous conseille vivement la vidéo de Lyra Ceoltoir à ce sujet qui est très bien faite ! 

Au détour d’une mélodie – Wardruna

J’ai attendu avant de créer un article sur ce groupe parce que je voulais prendre le temps de le faire. Je pense qu’il s’agit de mon groupe « païen » préféré de tous les temps (Tu sens la groupie ? Oui ? Oh bah ça va alors…). En vous parlant du mythique groupe de Wardruna, j’en profiterai pour vous raconter deux anecdotes qui aurait pu finir dans le Pagan Fun Facts ! Bref, sortez les drakkars, direction le nord de l’Europe !


Quelques mots sur le groupe

Originaire de Norvège, le groupe a été formé par Einar Selvik, Kirstian Espedal et Lindy Fay Hella en 2003. Le style de Wardruna peut se définir comme « néofolk » et d’ambiance norvégienne.

Einar est un passionné d’histoire et notamment sur celle touchant à la période « Viking ». Ainsi après de nombreuses recherches, il a voulu les mettre en pratique. Wardruna a pour but de rendre vivante chaque rune du vieux Futhark en retransmettant au travers de la musique leurs émotions, leurs histoires, leurs origines. Un pari risqué mais qui finalement fonctionne parfaitement bien et le succès du groupe en est la preuve.

Qu’est-ce que le vieux Futhark ?

On pourrait en faire un article complet mais il s’agit de la plus vieille forme d’alphabet runique utilisé par les peuples d’Europe du nord. Cet alphabet est décomposé en trois familles que l’on appelle des ættir. Chacun de ces ættir est composé de huit runes. Il y a donc… vingt-quatre runes au total (Tu suis, je suis contente !).
Le mot « Futhark » vient des six premiers phonèmes (f u  th,þ  a r k) du premier ætt. Le vieux Futhark est une écriture sacrée très liée au Divin ainsi que le monde qui nous entoure. Bien sûr là, je passe de manière très (très) sommaire dessus car il est infiniment plus complexe mais cela permettra à ceux et celles n’en ayant jamais entendu parler de se faire une petite idée.

Lors de mon voyage en Islande en 2010, j’ai découvert un lieu de culte où ces runes étaient gravées sur une pierre. À l’époque, le spirituel, la sorcellerie ne faisait pas activement partie de ma vie, comme si j’avais eu une amnésie à ce sujet. En voyant ces runes inscrites, elles m’ont appelées et là, j’ai compris qu’il manquait quelque chose, qu’il me manquait quelque chose pour être complète. Toute ma vie a été chamboulée et mon voyage dans le monde païen a ainsi débuté ainsi que ma renaissance…
Autant vous dire que le Futhark a une place dans mon cœur particulière. Il vibre à l’intérieur de moi et j’ai une relation presque pudique. J’ai un respect immense envers cette écrit, ces runes qui ont traversées les âges. Un héritage précieux, sans aucun doute. Bref, revenons à Wardruna !

Au même titre qu’Heilung, c’est de l’histoire vivante. Dès les premières notes, je suis transportée et d’ailleurs, si j’écoute Wardruna dans un moment méditatif, je peux partir loin… très loin.
Je pense d’ailleurs pouvoir utiliser leur musique pour faire une réminiscence de vie antérieure mais c’est une idée à creuser.

Le premier morceau que je souhaite vous partager est celui correspondant à la rune Raido r

Envoutant non ? Je trouve en plus que les images du clip sont très bien choisies pour ainsi correspondre à l’esprit général du morceau. C’est très bien étudié une fois encore.

Ensuite, nous avons Helvegen qui, cette fois, ne correspond à aucune rune en particulier.

Il est possible que vous ayez déjà entendu ce morceau car il a été repris dans la série TV Vikings.

Et pour finir, je souhaite vous partager LE morceau cher à mon petit cœur, Runaljod.

Comment vous dire que je suis en amour total ? Bon je pense que vous avez compris. Mais j’ai une petite anecdote au sujet de ce morceau.

Début d’année, je fêtais mes 25 ans. Étant un chiffre clé à mon sens et en plus, correspondant à un tournant dans ma vie, j’ai senti qu’il était temps de passer à l’acte de tatoué un sigil de runes auquel je pensais depuis un sacré moment déjà.

Arrivée chez le tatoueur, les enceintes craches du métal bien hard comme la plupart des tatoueurs que j’ai connu. Il m’installe, prépare ses affaires puis s’occupe de l’intérieur de mon poignet en le désinfectant.
Au moment où il prend le dermographe en main, qu’est-ce que j’entends ? Runaljod qui débute. J’ai rigolé pensant que c’était une blague et j’ai demandé si il avait fait exprès. Il n’a pas compris le lien entre ce qu’il s’apprêtait à m’encrer et ce qu’on entendait. Il m’a dit qu’il aimait simplement bien certains morceaux, que ça changeait puis voilà… la playlist était en musique aléatoire et donc, il n’y était pour rien. Il ne savait même pas ce qu’était le Futhark.

Pendant les 10 minutes de ma séance, Runaljod se diffusait et j’ai ressenti cela comme un vrai rite. Et finalement, je peux qualifier ce moment comme l’un des rituels les plus improbables que j’ai pu faire. Parce que oui, je ne pouvais pas m’empêcher, en étant dans cette ambiance, d’adresser mentalement quelques paroles au panthéon nordique et y glisser des intentions particulières au fur et à mesure que les runes prenaient vie dans mon épiderme.

Dès la séance terminée, Marilyn Manson a repris au travers des enceintes. Le rituel était fini et a jamais encré.

J’espère que ces quelques morceaux vous auront donné envie de découvrir davantage ce merveilleux groupe !

Les guidances, petite mise à jour

Cela fait bientôt un an que j’ai mis en place le système  de guidance gratuite via un formulaire. Je l’ai désactivé il y a quelques temps afin de faire un bilan.

Je suis agréablement surprise du nombre de demandes que j’ai eu car, honnêtement, je ne pensais pas en avoir. Et ce qui m’enchante encore plus, c’est les retours que j’ai eu. J’ai su et pu aider les gens, cela n’a aucun prix et mon but est atteint.

Le seul gros problème est l’organisation. Ayant un travail à 100% à côté, j’ai souvent été débordée par les demandes et je n’ai pas su maintenir mon délai de 2-3 semaines.

Un système de rendez-vous

Ainsi, je réfléchis à une solution. Je fais généralement mes guidances le samedi matin. Je pensais mettre en place un système de prise de rendez-vous.

Par une newsletter envoyée, je vous avertirai d’un créneau pour une date précise disant que j’ai la possibilité de faire par exemple trois guidances. Vous n’auriez qu’à vous rendre sur le site et réserver l’un des trois horaires.
En aucun cas cela veut dire que nous allons avoir réellement rendez-vous mais cela vous garanti que je ferai votre guidance à ce moment précis et que vous aurez une réponse dans la journée.

Évidemment, le nombre de place serait limité et je ne pourrai satisfaire tout le monde sur une seule date. Cela sera « premier arrivé, premier servi » mais ce système sera reconduit de semaine en semaine en fonction de mes disponibilités.  Ainsi, je maintiendrai mes engagements.

En tous les cas, j’ai besoin de vos retours face aux guidances de manière générale et j’ai créé un petit sondage.  Si vous pouviez prendre 5 minutes et y répondre, cela m’aiderait grandement !
Vous pouvez le trouver à cette adresse : https://goo.gl/forms/XogMxhpbs1s7xAr42

Merci pour vos retours, pour votre confiance.

À très vite,
Evá

Au détour d’une mélodie – FAUN

Je ne sais pas pour vous, mais je commence déjà à ressentir les énergies de Lughnasadh. Ce qui est assez rare de mon côté de les ressentir si tôt. Et vu que le soleil tape bien, que la chaleur réchauffe notre peau, je me suis dit que le groupe que je souhaite vous faire découvrir ou redécouvrir irait parfaitement, il s’agit de FAUN.


Quelques mots sur le groupe

FAUN est un groupe allemand originaire de Munich formé en 1998 (certains têtards parmi nous n’étaient pas né, c’est dire… mais ne partez pas, on vous accepte !). Ils définissent leur style par du paganfolk, médiéval et dark wave.

La particularité du groupe est qu’ils utilisent des instruments anciens et des chants. Malgré tout, ils peuvent ajouter quelques fois des sons bien plus modernes et électroniques. Les instruments utilisés sont la harpe celtique, le schluesselfiedel (si vous arrivez le prononcer du premier coup, chapeau !), la vielle, des cornemuses, la cithare et diverses flûtes. Autant dire un mélange fort sympathique qui nous permettra de voyager dans des temps anciens.

Les membres du groupe sont :

  • Oliver Page alias « Sa Tyr » (chant, harpe celtique, guimbarde…)
  • Fiona Rüggeberg (chant, flûtes, cornemuses…)
  • Rüdiger Maul (instruments à percussion)
  • Niel Mitra (synthétiseur)
  • Stephan Groth (chant, vielle, flûtes…)
  • Laura Fella (chant, mandoline, tambour sur cadre)

Qu’est-ce que le « paganfolk » ?

Visiblement, FAUN serait le premier groupe a avoir inventé ce terme et notamment son leader, Oliver Pade. Selon lui, leur musique ne pouvait se classer dans un genre déjà existant. Il l’a donc créé.
Le paganfolk touche à la fois à des ballades mélancoliques, aux danses populaires tout en abordant le thème de la nature qui est très présent.

Le groupe réadapte les chansons historiques de différentes époques et régions du monde, ce qui implique un nombre certain de langue d’interprétation, ainsi que des compositions originales.
La plupart des langues entendues au sein de leur répertoire sont des dialectes comme par exemple le haut allemand, le moyen allemand occidental et oriental, le vieux norrois, le latin, le hongrois, le finnois, l’ancien français… bref vous l’aurez compris, il y en a pour tous les goûts !

Commençons tout de suite avec un morceau estival, à savoir :

Un morceau que je trouve particulièrement de saison, entraînant… je ne peux m’empêcher en l’écoutant de me mouvoir aux rythmes des instruments.

Autre morceau estival qui met à l’honneur le Dieu Lugh. Idéal pour votre célébration de Lughnasadh pour le coup ! Je sais que je la passe très régulièrement à cette période là.

Dans la lignée des Sabbats, voici La nuit de Walpurgis qui correspond à Beltane.

C’est certainement l’un de mes morceaux préférés. Déjà pour ce qu’il représente mais aussi visuellement, je trouve le clip particulièrement envoûtant, mystique. La célébration représentée ici et ma célébration idéale en quelques sortes. Des gens qui festoient en forêt, sur une plage, autour d’un feu et en faisant le mât de Beltane. Bref, je n’ai qu’une envie, me joindre à eux !

Et pour finir, Andro. Je ne crois pas qu’elle ait une signification particulière mais le son de la cornemuse, des percussions etc., une fois encore, m’emporte.

Il y en aurait encore tellement à vous partager… c’est un excellent groupe déjà bien connu dans le milieu païen mais je pense qu’il gagne à l’être encore davantage.

Connaissiez-vous Faun ? Quels sont vos morceaux préférés ?

J’espère que cet article vous aurez plu et que j’aurais pu vous faire découvrir ce merveilleux groupe !

 

« Herbier des sorcières » par Hagel

Depuis qu’Hagel nous a dévoilé son nouveau livre et surtout, le thème qui y serait abordée, j’étais en JOIE ! Après le coup de cœur que j’ai eu avec son livre « La Médiumnité » (dont la review se trouve ici), j’ai placé beaucoup d’espoir et d’attente auprès de ce nouvel ouvrage. Aujourd’hui je vous présente donc « Herbier des sorcières ».


Titre : Herbier des sorcières
Auteure : Hagel
Éditions : Éditions Danaé (Alliance Magique)
Prix : 17,95€
ISBN : 979-10-94876-22-0

L’aspect physique

La première chose dont je souhaiterai vous parler est l’aspect général du livre. Hagel avait fait voter sa communauté pour choisir sa couverture et quel merveilleux résultat. Ces nuances de vert pastel avec cette illustration sont de très bons goûts. J’aime particulièrement la touche « lunaire » qui me rappelle inévitablement le côté « witchy » du thème.

Autre point que je tiens à souligner est la qualité de l’ouvrage et dans un premier temps, la qualité « physique ». La couverture est en carton dur, les pages ont une reliure brochée (pas sûre du terme, mais vous avez compris) et les pages sont relatives épaisses. Une reliure brochée, vous vous rendez compte ? C’est tellement rare de nos jours à mon plus grand malheur ! Bref on est là sur une excellente qualité.
En tant que bonne lectrice, je suis souvent déçue que les ouvrages ne possèdent qu’une couverture souple, des pages d’une épaisseur moindre… et là, ça été la cerise sur le gâteau. Surtout quand on voit le prix qui finalement, n’est clairement pas élevé pour tout ce qu’il a à offrir.

Le contenu de l’ouvrage

Après avoir décortiquer l’aspect du livre, passons à son contenu. Bien évidemment comme son titre l’indique, « Herbier des sorcières » est un ouvrage abordant le sujet des plantes mais principalement comment réaliser un herbier.

Un herbier, c’est construire une méditation continue sur notre place dans la nature et notre rapport à celle-ci. C’est réapprendre les gestes ancestraux, les quêtes de savoir, ce que la nature nous offre… [Hagel]

Cet ouvrage est divisé en deux sections. Dans la première, Hagel nous explique ce qu’elle entends par « Plantes sorcières », comment réaliser un « Jardin sorcier », qu’est-ce que cela implique, quels outils utiliser, comment cueillir une plante et les différentes approches possibles, en sommes c’est la partie théorique. Que de sujets intéressants à mon sens et terriblement bien expliqués, bourrés d’astuces.

Elle sait aussi nous rappeler au combien le travail avec les plantes peut être dangereux si l’on ne fait pas attention, ne serait-ce que d’un point de vue médical.

La force de cette partie théorique est qu’Hagel arrive à rendre cet herbier accessible à tous, même si l’on a pas la chance d’avoir un jardin aussi grand qu’un terrain de foot. Et ça, c’est le pied ! Parce que nombre de fois où je me suis dit « mais t’as pas de jardin, t’as pas de balcon… oublie ! » et maintenant, je me dis que j’arriverai moi aussi à avoir un jardin de sorcière à ma manière.

L’herbier

Quant à la seconde partie, elle est composée de…. l’herbier, c’est bien tu suis Janette. Et là, on se rend compte de tout le travail de titan qu’a réalisé Hagel.
Déjà d’un point de vue graphique, c’est superbe. Elle a choisit de présenter chaque végétal avec une partie écrite et une illustration qui représente le dessin de ce dernier. Une photo vaut mieux que mille mots :

Magnifique n’est-ce pas ?

Elle décrit chaque plante/fleur par un aspect pharmaceutique, puis sorcier et enfin avec un usage magique. C’est très complet et l’approche est, comme à son habitude, très sérieuse. Une fois encore, elle nous met en garde sur ce qui pourrait être potentiellement dangereux, ce à quoi il faut faire attention…

Hagel nous met aussi quelques informations récapitulatives à savoir quel élément y est associé, sa planète, sa saison etc.
Un vrai recueil d’informations tant plus importante les unes que les autres.

Ce livre se suffit à lui tout seul pour un bon démarrage dans le domaine. Mais il peut être également complémentaire à d’autres livres parlant uniquement des plantes, cela dépend de vos motivations et objectifs.

Conclusion

Au travers des pages, on ressent l’énergie ancestrale qui découle de cette pratique sorcière, comme si l’on se reliait à nos ancêtres l’ayant pratiqué. C’est magique ! Vous l’aurez compris, je suis conquise et je vous le recommande chaudement.

Merci Hagel pour l’ouvrage que tu as réalisé, construit. Il est riche, riche de savoir, d’anecdote et de magie.

Et vous, l’avez-vous lu ?

10 Pagan Fun Facts

Il y a déjà plusieurs semaines, Aude Faolan m’a tagué pour répondre au « Pagan Fun Facts ». Il y a normalement vingt anecdotes mais j’ai déjà galéré pour en trouver dix… que je me suis dis que c’était déjà un début ! Vous êtes prêt ? Installez-vous, c’est parti !

  1. Je ne sais pas éteindre une bougie avec mes doigts
    Vous pouvez rigoler, c’est la vérité ! J’ai la trouille d’approcher mes doigts de la flamme. D’ailleurs tout ce qui est chaud est pour moi un vrai défi, tenir une assiette chaude, allez chercher un plat dans le four… c’est certainement depuis la fois où j’ai posé ma main sur un four à crêpe « party » qui était allumé. Oui. Déjà petite, j’étais maladroite… alors rien qu’au souvenir de ma main cloquée de partout (bon appétit !), j’ai la trouille des objets chauds. Et les seules fois où je me suis fait violence « Vas-y ma vieille, c’est une bougie… qu’une bougie ! » ben je me suis foutue de la cire partout et je n’ai pas particulièrement apprécié. Donc éteindre une bougie avec grande classe, vous m’oubliez !
  2. Lors d’un rituel, j’ai du metal qui s’est incrusté dans ma playlist
    À l’image d’une anecdote de Lisbeth sauf erreur, lors d’un rituel, j’ai un morceau de métal bien trash qui s’y est glissé. Autant dire qu’après une méditation ayant fait son effet relaxant, ça m’a de suite coupé et je suis partie dans une immense fou-rire après que mon coeur se soit remis de ses émotions. Mon rituel est tombé à l’eau !
  3. Mon « plus grand regret » de mon végétalisme dans ma pratique est…
    … de ne plus pouvoir boire d’Hydromel ! Et oui, ça fait bien pochtronne (du ruhme, des femmes, d’la bière nom de dieu !)  mais j’adorais ça. C’est d’ailleurs le seul alcool (avec une Guiness de temps en temps) que j’aime boire. Alors sans rentrer dans le débat du pourquoi, comment j’en suis arrivée là, c’est « le regret » que je pourrais avoir même si au fond, je suis bien avec ma conscience.
  4. Un corbeau m’a piqué un essuie-glace
    Ah cet animal si cher à mon coeur. Sur une route à 80km/h, un corbeau a mal calculé son coup et a traversé la route à ce moment-là. Évidemment, je l’ai choppé et il a atterri sur mon pare-brise… puis le temps de freiner, il était déjà reparti. Mais il avait pris un souvenir, oui oui il m’a arraché un essuie-glace ! Ne me demander pas comment il a fait parce que moi, je galère 20 minutes pour les enlever et je suis toujours obligée de demander au Barbu de le faire mais là, en 1mn c’était réglé et il s’est envolé avec. WTF.
  5. Depuis que je suis petite, je fais des sorties de corps régulière
    Alors même si cela s’est bien atténuée depuis une année, il m’arrivait régulièrement d’avoir des « absences » et de voir la scène depuis le dessus sans jamais voir mon visage. C’est très particulier comme expérience… et je n’en parle pas pour les gens en face qui me causaient à ce moment-là.
  6. Dans le même registre, je suis somnanbule
    Pour le coup, le Barbu n’a pas toujours rigolé. Surtout quand à 3h du matin je me tiens assise normalement dans le lit, les yeux grands ouverts et je parle à qqn/qqch qui se tient devant notre lit. Il a bien sûr essayer de me rendormir mais je maintenais mordicus « Mais tu le vois pas là ?! »…. Perso, il m’aurait fait le coup, je crois qu’il dormait sur le paillasson ! Autrement plus jeune dans notre maison à 2 étages, j’arrivais partir de ma chambre, descendre les escaliers et aller ouvrir la porte d’entrée. Ma mère a eu quelques frayeurs…
  7. Séance de spiritisme avec une bougie
    Une séance que je n’avais d’ailleurs pas du tout prévu mais qui s’est passé un soir d’été, il y a bientôt un an. La bougie était sur la table du salon et voyant qu’elle vacillait sans raison particulière puisque pas de courant, « pour rire » j’ai commencé à poser des questions. Bien mal m’en a pris, cela « répondait » à mes questions dans le sens où lorsque je l’interrogeais, elle vacillait. Autrement, elle ne bougeait plus. Étrange mais très intéressant.
  8. La réponse d’un tirage est venue avant même que « j’officialise » la question
    Pour un tirage, généralement j’ai un petit rituel de mise en condition et lorsque je m’apprêtais à m’y mettre, en prenant les cartes, l’unes d’elle est tombée. Je me suis dit que c’était parce que je les avais mal prises. Je commence à mélanger, hop une tombe et c’est la même que précédemment. Je rigole et là, je pose ma question et tire la première carte, 3ème fois que c’est la même. Okééé le message est passé, je m’arrête là. Comme quoi, parfois, s’acharner ne sert à rien….
  9. Lorsque je rentre dans une forêt, j’en cherche le « gardien »
    Depuis longtemps, lorsque je rentre dans une forêt par un « chemin officiel », je cherche toujours dans les premiers arbres le gardien de cette entrée. Je m’arrête généralement quelques secondes et lui demande la « permission » de rester. C’est arrivée que je ne ressente pas de suite la réponse si je puis dire et que je me sente mal quelques minutes après donc généralement je quitte les lieux.
  10. La mort me fascine depuis que je suis petite
    Cela a d’ailleurs commencé tôt où avant même de me définir comme sorcière, la période d’Halloween était ma préférée. Quand on m’a expliqué que c’était « La fête des morts », j’étais en joie ! Glauquitude bonjour ! Puis après dans le Disney Hercule, mon personnage préféré était Hadès parce que je cite « c’est le dieu de la mort, j’adore sa maison ». À 8 ans. Oui bien sûûûûr ! Bref, tout ce qui touche de près ou de loin à la mort m’interpelle, me fascine…

Et voici donc les dix anecdotes. J’espère que vous aurez eu du plaisir à les découvrir ou re-découvrir peut-être pour certaines !

Puis je tag MySorcererLife, Witchy_me et Lisbeth Nemandi si le coeur vous en dit !

À très vite,
Evá

Il y a plus de portes que de clés dans mes poches

Fût un temps où j’aurais pu dire « J’avais envie de prendre la plume et de vous écrire quelques mots » sauf qu’à l’heure actuelle, c’est beaucoup moins glamour de dire « J’avais envie de prendre le clavier… ». BREF vous l’aurez compris, j’avais envie d’écrire puis cela me permettra de poser mon genou blessé (oui je suis tombée vendredi en ville sur le bitume, mon genou a tout pris et la peau a été arrachée, collée à mon jeans – j’espère que tu ne déjeunes pas ! – du coup, le moindre mouvement me donne des sensations de brûlure et décharge électrique).

C’est une période… compliquée pour moi. Enrichissante sous certains aspects mais malgré tout, compliquée.
Les problèmes de santé que rencontrent mon Barbu m’inquiète vraiment. Je me sens si impuissante. Et maintenant, il y a également mon père qui est au bord du burn-out. À côté de tout ça, l’administration n’avance pas et nous ne recevons aucune aide de nul part. Du coup, je me sens seule face à tous ces problèmes. Alors je vous vois venir « Mais t’as le Barbu non ? Il t’aide pas ?! ». Si. Évidemment. J’ai une chance énorme que malgré tout ce qu’il vit actuellement, je puisse compter sur lui. Mais je parle d’un soutien externe à mon couple. J’ai perdu la seule personne sur qui je comptais et même si quelqu’un se présentait, est-ce que je peux seulement lui faire confiance ?

Alors ce qu’on vit nous enrichi, nous endurci et rapproche notre couple. Nous sommes toujours plus fort face aux différentes épreuves. Mais est-ce que j’ai une leçon à comprendre en particulier pour qu’ensuite le cycle tourne ? Ou je dois simplement « attendre » ?

Les études pour le Coven m’aide à me changer les idées et j’en apprends davantage sur moi-même. Par exemple, j’ai découvert que j’étais très élément Eau, tout ce qui est lié à l’émotionnel. C’est « marrant » que cela ressorte car en y réfléchissant bien, je bride mes émotions notamment avec ce qu’on vit. Je me suis rendue compte que j’encaisse ce qui se passe, sans broncher (Ceci dit, je prends mes émotions par kilos. Une autre découverte et qui explique mon état… y a du progrès au moins !). Parfois y a un trop pleins et je craque, un peu, mais jamais réellement. Toujours avec retenue.
Puis en faisant un travail sur moi-même, j’ai compris la source du « problème ». Les émotions fortes, intenses sont associées dans mon inconscient à quelque chose de dangereux, de mauvais. Pourquoi ? Parce que j’ai une mère borderline. Et que j’ai vu les émotions à travers elle, sans que je comprenne, que pour la plupart, étaient déformées par la maladie. Maintenant que j’ai compris ça, je peux travailler là-dessus.

J’ai également eu la confirmation de deux grandes blessures de mon âme. La blessure de l’abandon et celle du rejet. Cela confirme ce que j’ai vécu pendant 2 ans et qui n’est qu’un rappel de ce que j’avais vécu il y  a 4 ans, sous une autre forme sans que je n’aie compris réellement la leçon. J’espère que cette fois, c’est bon.

Comme vous pouvez le constater, assez peu de magie pratique mais beaucoup d’études/remise en question. C’est une période comme une autre après tout mais si enrichissante malgré que certaines découvertes soient douloureuses sur le coup.

Bref, tout cela pour dire que « Il y a plus de portes que de clés dans mes poches » (si tu connais cette référence sans cherche sur tonton Google, je t’aime), c’est exactement ce que je ressens. Je suis là, devant des centaines de portes représentant mes questions, mes choix, et je ne sais pas lesquels ouvrir. Si seulement je le peux vraiment.