Il y a plus de portes que de clés dans mes poches

Fût un temps où j’aurais pu dire « J’avais envie de prendre la plume et de vous écrire quelques mots » sauf qu’à l’heure actuelle, c’est beaucoup moins glamour de dire « J’avais envie de prendre le clavier… ». BREF vous l’aurez compris, j’avais envie d’écrire puis cela me permettra de poser mon genou blessé (oui je suis tombée vendredi en ville sur le bitume, mon genou a tout pris et la peau a été arrachée, collée à mon jeans – j’espère que tu ne déjeunes pas ! – du coup, le moindre mouvement me donne des sensations de brûlure et décharge électrique).

C’est une période… compliquée pour moi. Enrichissante sous certains aspects mais malgré tout, compliquée.
Les problèmes de santé que rencontrent mon Barbu m’inquiète vraiment. Je me sens si impuissante. Et maintenant, il y a également mon père qui est au bord du burn-out. À côté de tout ça, l’administration n’avance pas et nous ne recevons aucune aide de nul part. Du coup, je me sens seule face à tous ces problèmes. Alors je vous vois venir « Mais t’as le Barbu non ? Il t’aide pas ?! ». Si. Évidemment. J’ai une chance énorme que malgré tout ce qu’il vit actuellement, je puisse compter sur lui. Mais je parle d’un soutien externe à mon couple. J’ai perdu la seule personne sur qui je comptais et même si quelqu’un se présentait, est-ce que je peux seulement lui faire confiance ?

Alors ce qu’on vit nous enrichi, nous endurci et rapproche notre couple. Nous sommes toujours plus fort face aux différentes épreuves. Mais est-ce que j’ai une leçon à comprendre en particulier pour qu’ensuite le cycle tourne ? Ou je dois simplement « attendre » ?

Les études pour le Coven m’aide à me changer les idées et j’en apprends davantage sur moi-même. Par exemple, j’ai découvert que j’étais très élément Eau, tout ce qui est lié à l’émotionnel. C’est « marrant » que cela ressorte car en y réfléchissant bien, je bride mes émotions notamment avec ce qu’on vit. Je me suis rendue compte que j’encaisse ce qui se passe, sans broncher (Ceci dit, je prends mes émotions par kilos. Une autre découverte et qui explique mon état… y a du progrès au moins !). Parfois y a un trop pleins et je craque, un peu, mais jamais réellement. Toujours avec retenue.
Puis en faisant un travail sur moi-même, j’ai compris la source du « problème ». Les émotions fortes, intenses sont associées dans mon inconscient à quelque chose de dangereux, de mauvais. Pourquoi ? Parce que j’ai une mère borderline. Et que j’ai vu les émotions à travers elle, sans que je comprenne, que pour la plupart, étaient déformées par la maladie. Maintenant que j’ai compris ça, je peux travailler là-dessus.

J’ai également eu la confirmation de deux grandes blessures de mon âme. La blessure de l’abandon et celle du rejet. Cela confirme ce que j’ai vécu pendant 2 ans et qui n’est qu’un rappel de ce que j’avais vécu il y  a 4 ans, sous une autre forme sans que je n’aie compris réellement la leçon. J’espère que cette fois, c’est bon.

Comme vous pouvez le constater, assez peu de magie pratique mais beaucoup d’études/remise en question. C’est une période comme une autre après tout mais si enrichissante malgré que certaines découvertes soient douloureuses sur le coup.

Bref, tout cela pour dire que « Il y a plus de portes que de clés dans mes poches » (si tu connais cette référence sans cherche sur tonton Google, je t’aime), c’est exactement ce que je ressens. Je suis là, devant des centaines de portes représentant mes questions, mes choix, et je ne sais pas lesquels ouvrir. Si seulement je le peux vraiment.

 

Au détour d’une mélodie – Heilung

Je ne sais pas quel temps il fait chez vous, mais ici… c’est la météo qui nous trolle. Quand nous avons congé, il fait moche (comme aujourd’hui) et quand on doit aller au job, beau ciel bleu – soleil. Mais soit, prenons ce qui vient  et cette ambiance orageuse, un peu brumeuse m’a donné envie de vous parler du groupe si particulier, Heilung.


De l’histoire vivante

Heilung est un groupe neo-folklorique germano-danois (plus précisément Allemagne, Danemark et Norvège). Le groupe est fondé en 2014 par Kai Uwe Faust, ce dernier étant spécialisé dans les tatouages en vieux norrois, et Christopher Juul. Quelques temps plus tard, Maria Franz rejoindra Heilung.

Leur musique est tirée de vieux artefacts écrits originaux datant de l’âge du fer (~1100 av. J-C jusqu’à ~800/700 av. J-C pour le nord de l’Europe) et l’âge des vikings (~ 700 av. J-C jusqu’à ~ 1066 de notre ère) ce qui en fait une « histoire vivante » de l’Europe du nord.

Leur look et notamment sur scène rappelle véritablement ce côté historique. Des coiffes en bois de cerf, en décoration des micros fixes, des peaux, des fourrures ainsi que des os… bref, visuellement, nous sommes déjà bien transporté.

Le premier morceau que je souhaiterai vous partager est de leur album LIFA, à savoir Hamrer Hippyer correspond à ma première rencontre avec le groupe (Merci d’ailleurs les suggestions YouTube ! Pour une fois que c’est pas de la m***…).

Comme expliqué plus haut, j’ai tout d’abord été captivée par leur présence sur scène. Elle est charismatique et impressionnante. Jamais je n’avais vu cela dans d’autres groupes pouvant s’apparenter à leur style musical.
Puis ces sons de voix, ce rythme… wow ! Quelle claque ! Véritablement, je me suis sentie transportée et emmenée avec eux dans un autre temps. Un temps où nos ancêtres foulées cette terre d’Europe au visage si différent.

Un autre morceau qui cette fois éveille le côté guerrier, le côté combatant. Je vous laisse apprécier.

Puis un autre, cette fois-ci un peu plus « tranquille »…

Je ne comprends bien évidemment pas les paroles de tous ces morceaux et je ne saurais dire de quelle langue il s’agit, du norrois peut-être, mais cela n’empêche que la plupart des morceaux me parlent et éveillent en moi un sentiment de bien-être. Heilung, d’après le fondateur Kai Uwe Faust signifie « guérison » en norrois. Cela ne m’étonne absolument pas.

J’écoute leur morceau quand je veux voyager spirituellement en étant assise dans mon fauteuil, comme si je me connectais à des vies antérieures. C’est très particulier comme sentiment.
D’ailleurs, j’ai le même sentiment avec d’autres groupes dont je vous parlerai dans les prochaines semaines. Il s’agit surtout de « méditation » si on peut appeler ça comme ça, ou peut-être de transe…

Ils ont actuellement deux albums, Ofnir de 2015 et LIFA de 2018. Je vous les conseille tous les deux car ils sont excellents autant l’un que l’autre.
À savoir qu’ils ont créé et lancé eux-même leur premier album sans label derrière.

Évidemment, j’ai conscience que ce genre de musique peut ne pas plaire à tout le monde. J’imagine qu’il faut soit plusieurs écoutes pour en profiter pleinement ou alors, on n’aime tout simplement pas et je le comprends.

En tous les cas, si vous avez découvert ce groupe au travers de cet article, qu’en avez-vous pensez ?
Autrement, comment avez-vous connu Heilung ?

Photos par Kees Stravers.

Beltane 2018

Cette année, je me suis faite discrète lors de Beltane. En effet, j’ai eu énormément de mal à ressentir ses énergies lors du 1er mai. Impossible de me mettre dans cette célébration… alors je n’ai pas insisté et j’ai laissé passer.

Hier, en revanche…

Ceux et celles qui me suivent sur Instagram (@mlle_evalyn) le savent, hier j’avais un mariage. Un mariage religieux catholique relativement traditionnel.
Et ce moment, je appréhendais.  Pour différentes raisons :

  1. C’est un côté de famille avec lequel j’ai toujours eu une relation… particulière. Je ne me suis jamais vraiment sentie acceptée petite et j’ai souvent eu le sentiment d’être jugée car je suis différente, très différente, de leurs « valeurs »
  2. Pour mon père, cela a dû lui rappeler qu’il n’a pas pu assister à MON mariage. Oui, je ne l’ai pas invité à mon mariage et aujourd’hui, je m’en veux. Je ne souhaite avoir aucun regret dans ma vie (pour la simple et bonne raison qu’avoir des regrets, c’est souffrir deux fois) et je ne changerai rien dans ma vie hormis cela.
    J’ai compris bien après que j’ai été manipulée contre lui et que cela a entraîné cette non-invitation.
  3. Je ne suis jamais à l’aise dans des lieux de culte chrétien. Depuis que je suis petite et avant même d’être « officiellement » païenne. Architecturalement parlant, je trouve les églises, les cathédrales absolument magnifiques. Mais les énergies qui s’y dégagent me plaisent rarement. Je ne m’y sens pas à ma place tout simplement, comme si je n’y étais pas la bienvenue.

Autant vous dire que j’ai été passablement anxieuse. Surtout et principalement pour le point 2.

Durant la cérémonie et faisant partie de la famille proche du marié, nous étions dans les deux premiers rangs. J’étais d’ailleurs derrière la maman de la mariée.

La cérémonie a commencé, le marié très ému, m’a touché et j’ai senti la vague d’émotion montée. Et lorsque la mariée apparaît, sans que je comprenne tout de suite ce qui s’est passé, j’ai eu une boule dans la gorge et les larmes, des larmes d’amour et de fierté. Alors oui, elle était absolument magnifique mais je n’ai pas le sentiment d’être assez proche d’elle pour ressentir pareille émotion.
En regardant devant moi, je vois la maman de la dite mariée être dans le même état… et là, j’ai compris que je ressentais ce qu’elle, elle ressentait.

J’ai essayé de me calmer tant bien que mal en comptant les espèces de rond en forme d’écailles sur les vitraux mais j’ai mis un sacré moment avant de reprendre mes esprits.

Lors de la bénédiction selon Jésus-Christ, j’ai fermé mon mental pour faire ma propre bénédiction en y conviant Freyja. Les mariés n’en auront jamais connaissances et de toute façon, cela ne les toucherait pas puisqu’il ne s’agit pas de « leur Dieu ». Mais pour moi, c’était important.


Petite parenthèse, quelque chose m’a particulièrement choquée. Je n’ai pas réellement d’éducation religieuse, j’ai été une fois à l’école du dimanche comme on appelait ça et je me suis vite barrée. Lors d’un chant, cette phrase était répétée un peu comme un mantra et j’ai senti que pour les gens la clamant, c’était quelque chose de fort et de très important. Il s’agit de :

Je suis à toi Jésus

Cette phrase est si simple mais si.. importante. Importante dans le sens où ces personnes sont véritablement soumises à la volonté de Dieu. Comment peut-on être soumis de la sorte ? Je le respecte hein, ne vous méprenez pas, mais je ne comprends pas. BREF


Lorsque j’ai vu les mariés échangés leurs vœux, lorsque je les ai vu partir à l’apéritif dînatoire, lorsque je les ai vu faire des photos avec les familles, lors du repas… Là, Beltane était avec nous. L’amour était là. Juste entre deux êtres qui ont décidés de passer leur vie ensemble. Un amour fort et sincère, loin de tout ces froufrous, ces artifices. Leurs regards en dit long.

Et finalement, mon sabbat a été célébré de cette manière. Assez peu païen mais leur amour est incroyablement beau.

J’ai aussi réalisé que dans une semaine pile, je fête mon propre mariage. Six ans déjà. Lorsque l’on a choisit la date du 11 mai, inconsciemment peut-être, je savais qu’on était encore sous les énergies de Beltane. Inconsciemment car à l’époque, je ne me revendiquais pas païenne.
Et l’amour n’a pas bougé en six ans… quoi que, je dis une bêtise. Il s’est amplifié.

En conclusion, cette année Beltane fût célébré de mon côté par le mariage et c’est aussi une très jolie façon à mon sens. C’était très fort en émotion.

Et vous, votre célébration ?

Stand-by spirituel ? Formation, Coven… – Des nouvelles !

07h40, un dimanche matin ensoleillé avec Pocahontas en fond (que je n’avais pas vu seule depuis longtemps… comprendra celle qui pourra), je vous donne quelques nouvelles.

Je ne suis pas morte mais j’ai eu tellement de choses ces derniers temps (oui c’est le coup classique des blogueurs). Ce printemps est riche en nouveauté, évolution et projet.

Professionnellement, nous avons beaucoup. L’entreprise évolue et c’est une très bonne chose. Nous devons mener à bien des projets qui doivent être déployer en mai-juin, autant vous dire qu’on y est bientôt. En travaillant chaque jour de la semaine, 8h par jour, chaque minute où j’ai du temps libre est précieusement utilisé surtout en fin de journée et les week-ends.

À côté de cela, avec le Barbu, nous devons nous battre avec l’administration pour obtenir de l’aide (aide que auquelle nous avons droit mais vous connaissez la chanson…) alors après plusieurs lettres, des appels etc. c’est long et… chiant. Et cela prend pas mal d’énergie ! Mais nous obtiendrons gain de cause.

Et le plus beau projet que j’ai eu qui a commencé le jour d’Ostara est mon engagement auprès de Dominas Orbis. Qu’est-ce que c’est ? Eh bien il s’agit d’un Coven réservé aux femmes à travers le monde…  (Québéc, France, Suisse…)

[…] afin de développer notre pouvoir féminin et notre pouvoir intérieur, d’évoluer spirituellement et de vivre en harmonie avec la nature

Un jour viendra un article spécialement destiné à Domina Orbis.

Je remercie d’ailleurs du fond du cœur My Sorcerer Life de m’en avoir parlé au détour d’une conversation.

Cet engagement auprès du Coven commence par suivre une formation afin que toutes les membres du Coven aient la même base. J’apprends énormément de chose et même si je n’ai pas encore tout vu, j’ai déjà découvert beaucoup de chose sur moi-même. Rien que pour cela, c’est une expérience unique. Je me sens très chanceuse et reconnaissante de faire partie de cette aventure. Elle arrive à point nommé.

Depuis Samhain de l’année dernière qui ne s’est pas passé comme je l’espèrais, spirituellement et magiquement, je tournais en fond et même, je n’avançais plus car complètement perdue. Je n’avais plus d’objectif en tête et désormais, ma boussole s’est remis sur le droit chemin (sens-tu l’influence de Pocahontas avec cette boussole ? Oui ? Désolée… je n’ai pas trouvé d’autre idée !).

Et puisque je suis du genre à me mettre à fond dans un projet, la formation est ma priorité numéro 1 spirituellement parlant. C’est ainsi que j’ai un peu tout mis en « stand-by » afin de reposer des bases solides.

J’espère que tout se passe bien pour vous et je vous dis à très vite !

Faut-il célébrer la St-Patrick ?

Voilà une question de circonstance sachant que la St-Patrick se fêtait hier, soit le 17 mars. J’en suis venue à vouloir écrire cet article après avoir vu différents païens souhaités à leur entourage « web » un joyeux St-Patrick’s Day et après avoir vu/lu le poste Facebook d’Aude Faolan.

Qui est-il et pourquoi le fête-t-on ?

St-Patrick était un évangélisateur, il aurait expliqué le concept de la Trinité Chrétienne grâce à un trèfle lors d’un sermon et il en profita pour en faire ainsi le symbole de l’Irlande tout en sachant que l’emblème officiel est une harpe celtique.
Ainsi, St-Patrick chassa tous les serpents de l’Irlande, action qui symbolise la conversion du peuple irlandais. Les serpents représentant les païens ayant une tradition celtique, assimilé alors à Satan, rendu responsable de l’ignorance du Dieu véritable.

[Source : wikipédia]

Non, je ne cautionne pas

Autant vous dire que par ces quelques lignes, je ne peux cautionner cette fête. Je ne pense pas avoir une seule racine d’Irlande, quoi qu’en remontant peut-être très très très loin… mais encore !
Et pourtant hier soir, j’ai levé ma Guiness. Oui, en mémoire aux « serpents » massacrés simplement car ils voulaient perpétuer leurs traditions, leurs croyances… mes traditions et mes croyances.

Comme l’explique très bien Aude dans son poste, le « Dieu véritable » est à l’origine d’un nombre incalculable de génocide (amérindien, gaulois, nordique, etc). La St-Patrick est l’origine de l’un d’eux.

Célébrer cette fête serait comme renier ce que je suis réellement au plus profond de moi, une païenne.

 

Vous pouvez retrouver Aude Faolan sur Instagram,
psss c’est par ici !

Au détour d’une mélodie – Omnia

Une nouvelle série d’article va voir le jour sur le blog, j’ai nommé « Au détour d’une mélodie ». Je souhaite partager avec vous mon amour pour la musique et ainsi vous faire découvrir ou redécouvrir des artistes, groupes dans le milieu « païen », « folk » etc.
Il s’agira de groupe que j’écoute soit lorsque je pratique, quand je médite, quand j’ai besoin de me connecter à mon moi-spirituel ou qui ont un lien quelconque avec le paganisme. J’espère que l’idée vous plaît et je commence cette série avec le groupe « Omnia ».

Prenez place en face de moi, je vous ai préparé du thé, la sauge blanche se répand dans l’air et j’installe un casque sur vos oreilles. Vous êtes prêt ? C’est parti !


Des « Earth Warrior »

Quatre membres composent actuellement le groupe néerlandais Omnia. Steve alias Sic, auteur principal de leur chanson mais aussi chanteur et musicien (flûte, tambour et bouzouki). Jennifer alias Jenny, compositrice principale mais également chanteuse et musicienne (harpe celtique, vielle à roue, bodhrán et piano). Il y a aussi Daphyd alias Crow jouant du didgeridoo et pour finir Rob alias Raido à la batterie.

Ils se définissent comme défenseur et amoureux inconditionnel de la nature. Artistes indépendants, ils utilisent leur musique pour faire passer des messages forts notamment pour défendre la cause animale, protection de la planète et liberté individuelle.

Leur morceau « Earth Warrior » les représentent parfaitement. La première fois que je l’ai entendu, le rythme mélange à la fois le reggae et le folk  m’a agréablement surprise. Je l’ai trouvé très joyeux alors que les paroles dénoncent des actes importants malgré tout.

Je perçois ce morceau comme un véritable cri de guerre. J’aime beaucoup l’écouter quand j’ai besoin d’un coup de boost, que je suis un peu déprimée. La première fois que j’ai vu le clip, leur look m’avait agréablement surpris. J’aime les gens qui sortent de la norme, un peu marginaux. Et je trouve qu’Omnia remplit parfaitement ce rôle. C’est un peu une tribu « moderne » qui se bat contre la société actuelle.

Le deuxième morceau qui m’a frappé est « I don’t speak human ». Ne serait-ce que le titre… il est percutant non ? Ils dénoncent le côté « diabolique » de l’être humain, dans sa méchanceté et ses actes de destruction en expliquant qu’ils ne parlent pas l’humain car ne peuvent ainsi pas comprendre cette manière de faire. Je ne sais pas vous, mais cela raisonne en moi.

Un peu d’ambiance

Les prochains morceaux sont surtout instrumental, d’ambiance. Je les aime d’amour car on sent, à mon sens, l’influence celte. Je m’imagine très bien autour d’un feu en pleine forêt avec un tas de monde danser ensemble, profiter de cet instant et grâce à la musique, s’évader et rendre honneur à notre terre mère.

Si je devais vous conseiller un album entier, cela serait leur dernier soit « Prayer » qui mélange beaucoup d’influences différentes (celte, mongol, etc.) et qui est très rythmé.

Connaissiez-vous ce merveilleux groupe qu’est Omnia ? Si oui, comment l’avez-vous connu ?

J’espère que ce genre d’article vous plaira autant que moi j’ai eu à vous l’écrire !

À très vite,
Evá

Witchcraft #5

J’attaque aujourd’hui la dernière partie du Witchcraft. Est-ce que cette série de question vous a plu ou au contraire vous avez trouvé cela d’un ennui mortel ? C’est toujours intéressant pour moi d’avoir votre retour. Allez, c’est parti !


  1. Comment as-tu créé ton cheminement ? Qu’est-ce qui le rend unique ?
    Ça le rend unique car je tâtonne beaucoup, sans suivre de chemin précis. Je ne suis pas initiée par quelqu’un en particulier, un « maître ». Je me suis initiée seule et c’est ce qui fait ma force je pense. Mon cheminement se crée du coup seul, sans que j’y fasse attention. Chaque jour est un nouveau voyage, une nouvelle quête.
    En t’initiant seul, on est plus vite confronté aux difficultés, aux galères… J’ai eu parfois des sérieux moments où je me demande ce que je faisais, si j’avançais vraiment. Puis finalement, en prenant du recul, oui c’est le cas. C’est quand on tombe qu’on apprends plus vite, ne l’oublions pas.
  2. Sens-tu que tu possèdes certaines capacités naturelles ou affinités (prémonitions, écoute des esprits, etc) qui te guident sur le chemin de la pratique ? Si oui, quelles sont-elles ?
    Comme j’en ai déjà parlé sur le blog ça et là, il semblerait que j’ai une sensibilité avec la clairaudience. Ce qui explique beaucoup de choses dans ma jeune vie. Autrement prémonitions, voyance à proprement parler… je ne pense pas.
    Avant de parler de clairaudience, je me suis toujours sentie à l’écoute des entités et je pense que cela m’a permis aussi de m’écouter moi-même pour ainsi savoir ce qui me convenait ou non dans mon cheminement spirituelle et sorcière.
  3. Crois-tu pouvoir t’initier toi-même ou dois-tu être initiée par une autre sorcière ou un autre coven ?
    Du coup, j’ai déjà répondu à la question un peu plus haut…
    Je me suis initiée seule… J’aurais beaucoup aimé avoir une grand-mère, une tante… n’importe qui avec de l’expérience dans ce domaine tout proche de moi pour discuter, échanger. Malheureusement (ou heureusement !) ce n’est pas le cas. Mais finalement, cette façon de faire m’a mis face à moi-même et m’a permis de me dire « Là, ça va pas du tout ma grande. Va falloir changer ça » ou au contraire « Ben tu vois… tu sais très bien le faire. Garde confiance ! ». C’est un apprentissage rude mais tellement efficace.
  4. Quand tu as débuté, quelle est la première chose que tu as achetée ?
    C’était un livre (pour pas changer… je suis un rat de bibliothèque. Mais genre une bibliothèque chez moi… non dehors, y a des gens. C’est trop risqué). Et il s’agissait de « L’Almanach des Sorcières » par Avy Raé et Opakiona Blackwood. Il y avait aussi les livres de base sur la Wicca de Scott Cunningham.
  5. Quel est l’endroit le plus spirituel ou le plus magique où tu sois allée ?
    L’islande ! C’est un endroit qui a profondément marqué ma chair, mon existence. C’est d’ailleurs sur cette magnifique île que j’ai eu mon éveil spirituel. Un peu comme un choc, une réminiscence de vie antérieure… Cela a complètement bouleversée ma vie, moi qui était majeure que depuis quelques mois. Est-ce qu’un article complet à ce sujet vous intéresserait ?
  6. Quel est le conseil que tu donnerais à celles et ceux qui cherchent leur divinité patronne ?
    En premier lieu, n’en cherchez pas une à tout prix. Ce n’est pas parce que vous avez une divinité patronne que vous serez plus efficace, que votre cheminement spirituel et/ou magique sera meilleur. Au départ, je n’étais pas dans cette recherche… je ne l’ai d’ailleurs jamais été. C’est seulement au gré d’une conversation avec une amie qu’elle m’est apparue. À partir de là et seulement là, j’ai commencé à chercher à savoir qui elle était puisqu’elle était à mes côtés de manière très claire. Autrement, il faut savoir vous écoutez et comme dirait mon amie « Soyez tolérant envers vous-même. Ne vous mettez pas la pression, cela n’engendre rien de constructif ». Je confirme !
  7. Quelles techniques utilises-tu pour parvenir à la « zone » lorsque tu médites ?
    C’est une excellente question ! Est-ce que je suis déjà arrivée à cette « zone » vraiment ? Je ne sais pas, je n’en suis pas sûre. Je sais que la méditation est quelque chose d’important et qu’elle m’aiderait à avancer, à me connaître davantage. Sauf que je n’ai pas encore pris le temps de m’y pencher sérieusement. En cherchant des excuses peut-être… mais il y a toujours une priorité dans ma vie de « moldue » qui m’empêche de venir à cet état alors que justement, la méditation m’aiderait certainement à faire face.
  8. La visualisation te vient-elle facilement ou as-tu besoin d’entraînement ?
    Je dirai facilement. Depuis petite en fait je la pratique sans savoir à l’époque qu’on appelait cela ainsi. Fille unique avec une imagination débordante, la visualisation m’a beaucoup aidé. Je me construisais des histoires en imaginant des endroits complets, des lieux ou des objets. Pendant longtemps j’ai pensé que cela ne me servirait jamais et au contraire, dans ma pratique de sorcière, ça m’est très utile.
  9. Préfères-tu le jour ou la nuit ? Pourquoi ?
    Avant tout, je préfère les « intersections », à savoir le crépuscule et l’aube. Ensuite, je préfère la nuit. Mais pourquoi… ? Hum… visuellement déjà. Je trouve que le crépuscule et l’aube ont généralement des couleurs absolument magnifiques. Puis énergétiquement aussi… je ressens le transfert à chaque fois quand les énergies nocturnes arrivent puis le matin, celle de la journée. Je ne saurais véritablement expliqué pourquoi mais je me sens bien à ces moments-là. Et il y a un côté mystique.. comme si on ouvrait à chaque fois une porte vers les Autres-Mondes. Quant à la nuit, c’est parce que c’est plus calme. Le temps semble s’arrêter… et même si je suis quelqu’un qui a besoin de beaucoup de sommeil, je suis plus efficace spirituellement et sorcièrement parlant la nuit.
  10. Pour toi, quel est le meilleur endroit et le meilleur moment pour lancer des charmes ?
    Eh bien cela dépend du charme, son intention, son but. Nouvelle lune, Pleine lune… Quant au lieu, je privilégie la pièce où se situe mon autel car j’ai tout à portée de main.
  11. Comment t’es-tu sentie pour ton premier cercle ? As-tu trébuché ou tout s’est-il au contraire bien passé ?
    Il s’est bien passé mais rohlala le manque de confiance en moi… J’attendais presque à chaque fois que quelqu’un me chuchote « C’est très bien, continue ainsi ». Mais hormis mon stresse de perfectionniste à la noix (de cajou s’il vous plaît), tout s’est bien passé.
  12. Crois-tu que la sorcellerie devient plus facile avec le temps et la pratique ?
    Non, elle ne devient pas plus facile. Quel serait l’intérêt ?  Je pense qu’elle se complexifie, qu’elle devient plus riche. Après, cela dépend du pratiquant et de ce à quoi il se fixe comme objectif. Si son but unique est de savoir lancer des charmes pour que Jacqueline revienne à lui, alors certainement qu’à force, cela sera plus facile car il « maitrisera » son charme sur le bout des doigts. Mais si au contraire, on souhaite en découvrir et connaître davantage alors là… il ne faut guère s’attendre à de la facilité. La seule facilité que l’on peut peut-être en tirer est l’assimilation des choses. À force de pratique, on comprend plus vite comment agir, réagir etc.
  13. Crois-tu en plusieurs dieux ou en un seul Dieu aux multiples visages ?
    D’instinct, je répondrais à plusieurs dieux mais au fond de moi, je ne sais pas si c’est la « bonne réponse ». C’est une excellente question à laquelle j’ai vraiment du mal à me faire une réponse claire…
  14. Manges-tu de la viande, des oeufs et des produits laitiers ?
    Ouh… ça c’est LA question qui divise dans notre société moderne. Je vais essayer d’y répondre de manière claire et le plus simplement possible..
    Depuis le début d’année, je ne mange plus de viande ni de poisson et le moins possible d’œufs, produits laitiers. Pourquoi ? En premier lieu, car j’ai eu une prise de conscience sur la manière dont actuellement nous produisons ces aliments. À savoir élevage en masse, à la chaîne dans des conditions inhumaines dont nous jetons au moins la moitié à la poubelle. Ce qui signifie que nous tuons pour rien. Ça, je ne peux pas le cautionner, je ne peux plus. Ensuite parce que ces produits ont été tellement transformés pour qu’ils gardent leurs « fraîcheurs », bourrés d’antibiotiques car on sait que la manière de faire est un terrain de jeu pour les maladies etc. que non, je ne veux plus manger ça. Je parle donc là principalement de viandes, poissons et œufs. Cependant, en soit, je ne pense pas que manger de la viande, du poisson soit mal. N’oublions pas d’où nous venons. Mais à l’heure actuelle et dans notre société, ce n’est plus nécessaire pour notre développement. Nous savons où trouver les différents aliments nécessaire pour notre bonne santé (protéine, calcium, fer etc.). Du coup, je me dis que si je peux éviter de faire souffrir des animaux qui n’ont rien demandé, je préfère. Ma conscience se porte mieux.
    De plus, nous n’avons plus ce rapport à l’animal. Je pense notamment aux amérindiens qui chassaient le bison certes, mais utilisaient TOUT de l’animal et surtout, c’était le stricte nécessaire, pas en masse. Ils le remerciaient pour son sacrifice, l’honoraient. Alors vous me direz « Ouais enfin l’animal il s’en fou, il est quand même tué ». Oui, mais on avait du respect et on comprenait ce que notre geste engendrait à savoir prendre une vie. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. On va dans un supermarché prendre un morceau de bidoche sous vide et voilà. Ça aussi, cela me dérange.
    Concernant les produits laitiers, je ne peux plus cautionner pour la simple raison que j’estime que c’est contre-nature. Nous sommes le seul animal à boire encore du lait en étant sevré et de plus, d’un autre animal. C’est illogique au possible à mon sens… Quant au mode de fabrication aujourd’hui, il est tout simplement abominable.

    Je sais que je ne vais pas me faire des amis avec ce genre de discours mais au moins, je me sens mieux ainsi et j’ai senti une réelle différence sur ma santé. C’est ce qui est le plus important au final. Mangez ce que vous voulez du moment que vous avez bonne conscience.

  15. Quelle est ta couleur préférée et pourquoi ?
    Le noir parce que c’est tellement daaarkdelamortquitue. Non sans rire, le noir. Pourquoi ? Aucune idée. J’aime les couleurs, mais dans la nature ou par touche. Typiquement, j’ai toujours eu les cheveux colorés (mauvais pour la nature, I know… Je fais du mieux que je peux hein !) mais ma garde-robe est composé à 99% de vêtements noirs. Je m’y sens mieux. Sinon, j’aime le rouge pour le côté passion et c’est la couleur du sang, de la vie quelque part.
  16. Quelle est la question que te posent le plus souvent les non-païens ou non-pratiquants, et que réponds-tu habituellement ?
    Des questions cons, simples mais tellement lourdes… vous devez tous y avoir droit.
    La plus belle a été quand même « Tu sacrifies des bébés les pleines lune ? » Bien sûûûûûr ! J’ai que ça à faire tient…
  17. Lequel de tes cinq sens penses-tu être le plus fort ?
    Je ne saurais dire. Ils sont tous tellement important… peut-être l’ouïe.
  18. Y a-t- il une règle païenne ou sorcière que tu prêches mais ne suis pas ?
    Non, c’est quoi l’intérêt ? En quel honneur je pourrais donner des conseils et au final, ne pas l’appliquer. C’est un non-sens. Après, je peux donner des conseils et parfois avoir du mal à les suivre à la lettre car moi-même j’apprends à les mettre en pratique.. c’est humain finalement. Mais j’essaie au maximum de faire ce que je dis, pour être le plus juste et crédible envers moi-même.

Le Witchcraft est désormais terminé ! J’ai beaucoup aimé répondre à ces différentes questions et j’espère que vous aurez eu du plaisir. Si vous êtes arrivé jusque là, CHAPEAU !
Auriez-vous des envies d’article ?

Amicalement,
Evá

« L’Enclos des Ases » par Aurélia Petri

En parcourant Facebook, j’ai vu un commentaire disant qu’il n’y avait pas beaucoup de retour sur le livre dont je vais vous parler aujourd’hui et ça m’a fait tilte… j’ai complètement oublié de faire la Review de « L’Enclos des Ases » ! Je corrige cela dès maintenant. Préparez une choppe d’Hydromel, montez dans le Drakkar, nous partons en Scandinavie !


Titre : L’Enclos des Ases
Auteur : Aurélia Petri
Édition : Éditions Danaé
Prix : 21€
ISBN : 979-10-94876-03-9

Autant le dire d’emblée, j’ai placé beaucoup beaucoup BEAUCOUP d’espoir vis-à-vis de cet ouvrage. J’en ai entendu parlé sur une page Facebook qui traite de la mythologie nordique et sauf erreur l’auteur avait expliqué qu’elle allait publier un livre sur ce thème. J’ai donc suivi sa sortie avec grand intérêt. Et c’est d’ailleurs par ce biais que j’ai découvert le groupe d’édition Alliance Magique.

Sur la quatrième de couverture, le livre est très bien vendu si je puis dire. Ce qui m’a fait craqué est le paragraphe suivant :

Cet ouvrage apporte un nouveau souffle à ces textes sacrés trop oubliés, en les présentant et en proposant les outils pour les comprendre à l’aube de notre 21ème siècle.

Dans mon esprit, je me suis dit ça y est ! Un ouvrage pédagogique sur la mythologie scandinave abordé de manière « simple » où du moins abordable par un public plus large.

Tout d’abord, parlons de son aspect général. Je suis complètement fan de la couverture. Elle est d’un beau bleu roi avec une magnifique illustration représentant l’Arbre-Monde, Yggdrasil dont l’auteur est Sylvain Louis.
Le livre est très épais. Cela m’a surprise quand je l’ai reçu. Il fait un peu plus de 600 pages ce qui fait de lui une jolie petite brique.

Armée d’un plaid piloupilou, un bon thé et le froid de l’hiver, je me suis plongée dans ses pages. Après l’introduction relativement courte mais efficace, nous abordons le premier chapitre qui traite de la cosmologie. Différents tableaux avec différents noms apparaissent et l’auteur nous présente ces derniers comme un arbre généalogique que je trouve d’ailleurs très compliqué a utilisé ainsi, seul, sans lire les chapitres suivants. Je me vois mal d’ailleurs y revenir par la suite afin de l’utiliser comme un « récapitulatif » général tant les informations sont « light ». Par exemple, une case comporte « Ymir – Double », une autre « Buri – Procréateur », « Burr – Engendré » etc. Sans ce souvenir précisément de quoi il s’agit, à mon sens, c’est inutilisable en l’état mais ce n’est certainement pas le but premier de cet arbre généalogique.

Par la suite, nous trouvons un certain nombre de pages ayant la structure suivante : la page de gauche comporte les textes sacrés en norrois et la page de droit comporte la traduction en français. J’ai trouvé cette façon de présenter les textes sacrés très intéressante.

Et ensuite, nous avons l’explication de l’auteur, sa vision des choses vis-à-vis de ces textes. Et c’est là que la magie n’a pas pris. C’est très compliqué pour moi d’expliquer pourquoi mais je vais essayer. Tout d’abord, j’ai trouvé de manière générale les mots utilisent compliqués pour la jeune femme que je suis. Les tournures sont trop imagés, trop lourdes. Un exemple :

Ymir est une masse compacte de matière noire condensée sur elle-même. Sans colonne vertébrale, son corps colossal comble la béance Ginnungagap et la totalité des Forces Précipielles lovées au creux du Vide Originel se cristallise dans sa matière.

Honnêtement, cela ne me parle pas. Je n’arrive pas imaginer précisément ce qu’elle essaie de dire, d’expliquer. C’est peut-être beaucoup trop spirituelle pour moi actuellement et je n’ai pas le « niveau » intellectuel pour lire ce genre d’ouvrage et cela me désole… parce que le sujet m’intéresse énormément.

Cela dit je salue le travail de l’auteur de par ses recherches, ses analyses. Je ne remets pas en doute ce qu’elle a fait puisque je n’ai même pas pu lire la totalité de son livre étant larguée très rapidement. Cependant je le garde précieusement en espérant qu’un jour je puisse m’y replonger, le comprendre et vous faire une nouvelle review avec un avis neuf !

Et vous ? L’avez-vous lu ?

Witchcraft #4

Cela fait un bon moment que je n’avais pas répondu à ce petit « questionnaire » Witchcraft. Il manque encore deux parties pour le terminer, voici donc le quatrième chapitre !


  1. Portes-tu des bijoux païens en public ?
    Oui cela m’arrive notamment des bijoux avec un pentacle. Après, j’ai mes trois tatouages qui sont en lien avec le paganisme, donc on peut considérer cela comme des bijoux aussi… non ?
  2. As-tu déjà été victime de discrimination à cause de ta foi ou du fait d’être une
    sorcière ?
    Non, je n’ai pas eu ce cas de figure. Faut aussi dire que les seules personnes qui sont au courant sont des proches en qui j’ai ou j’ai eu confiance (parfois à tord) mais qui ne m’ont au moins jamais jugée à ce sujet.
  3. Lis-tu ou es-tu abonné à des magazines païens ?
    Le magazine des éditions Alliance Magique, ça compte ? (Oui je suis accro… mon porte-monnaie hurle d’ailleurs !). Autrement non. Après j’ai un abonnement au magazine « Inexploré » qui traite de spiritualité, sciences alternatives etc. mais il n’est pas axé paganisme.
  4. Crois-tu qu’il est important de connaître l’Histoire du paganisme et de la
    sorcellerie ?
    Oui et non. Oui, parce que je pense que c’est important de connaître nos racines, qui nous étions avant, d’où nous venons pour savoir où est-ce que nous allons. Mais non parce que ce n’est pas indispensable pour pratiquer à mon humble avis.
  5. Que préfères-tu dans le fait d’être une sorcière ?
    D’avoir réussi à rétablir une connexion avec la nature tout en sachant l’observer, l’écouter et la remercier. Ceci dit, être libre aussi. Libre de faire mes propres choix, de vivre mes propres expériences sans devoir me justifier à qui que ce soit si ce n’est à moi-même.
  6. Qu’aimes-tu le moins dans le fait d’être une sorcière ?
    Le côté marginal (j’entends par là hors des sentiers construits par la société actuelle) qui engendre une solitude. Il faut bien se l’avouer, ce n’est pas à tous les coins de rue que nous rencontrons une sorcière, un païen avec qui échanger, discuter. Alors oui, parfois cela me pèse et pourtant je suis une solitaire dans l’âme. Heureusement, internet est là et on peut échanger différemment.
  7. Écoutes-tu de la musique païenne ? Si oui, quel est ton chanteur/groupe favori ?
    Bien sûr ! Comme je l’ai déjà expliqué plusieurs fois, la musique est indispensable à ma vie et ma pratique. Je fais régulièrement des rituels, charmes, célébrations avec de la musique en fond. Certaines mélodies me permettent de me connecter à mon être spirituel, à la sorcière que je suis.
    J’écoute beaucoup Wardruna (Runaljod est LE morceau avec lequel j’ai un lien incroyable), Heilung, Faun, Omnia, Peter Gundry, Prima Nocta…
    Je souhaite d’ailleurs vous faire un article en lien avec la musique et ma pratique !
  8. Célèbres-tu les Esbats ? Si oui, comment ?
    Je les célèbre mais pas en grande pompe à chaque fois. Quand j’en ai l’envie, le besoin et l’énergie. En revanche, à chaque pleine lune, je me pose quelques instants pour la remercier, l’admirer. J’en profite aussi pour lui parler, vider mon sac.
  9. Travailles-tu parfois « vêtue de ciel »? (Nue)
    Pas du tout. Parce que je ne suis pas des plus à l’aise avec mon corps. Mais un jour, peut-être…
  10. Penses-tu que la sorcellerie a amélioré ta vie ? Si oui, comment ?
    Évidemment ! Même si j’ai encore cette tare, j’ai gagné confiance en moi. J’ai su me découvrir et apprendre qui j’étais réellement, savoir m’écouter. Rien que pour ça, elle a amélioré ma vie.
  11. Où prends-tu ton inspiration pour ta pratique ?
    Partout, dans ma vie de tous les jours en fonction de ce que je vois dans la nature, dans mes réactions. L’inspiration vient petit à petit, sans que je cherche quoi que ce soit. Parfois, je suis très inspirée et d’autres fois, c’est beaucoup plus simple mais non moins efficace.
  12. Crois-tu aux créatures fantastiques (fées, licornes, dragons, elfes, gnomes, fantômes, etc) ?
    Oui j’y crois. Après je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer le monde de Faërie ou d’autres créatures comme les gnomes, mais un jour… qui sait !
  13. Quel est ton symbole/sigil préféré ?
    Celui que je me suis faite tatouée en début d’année sur le poignet pour mon 25ème anniversaire, à savoir des runes liées.
  14. Utilises-tu la magie du sang dans ta pratique ? Pourquoi ?
    Bien sûr. Le sang est ma signature corporel, ça fait partie de moi de manière intégrale. On en a besoin pour vivre, n’est-il pas la meilleure des offrandes ?
    En revanche, je n’utilise pas le sang de mes menstruations comme certaines le font. Non pas que cela me dégoutte mais pour moi, c’est du sang que le corps « rejette », pour se purifier quelque part. Donc il est là, dans ce but et uniquement ce but.
  15. Pourrais-tu être dans une relation avec quelqu’un qui ne supporte pas ta pratique ?
    Non non… définitivement non. Maintenant je sais que c’est moi, cela reviendrait à vouloir me changer complètement. On doit m’accepter tel que je suis réellement. Et j’ai la chance d’avoir un Barbu qui le fait à merveille.
  16. Dans quel domaine ou sujet préférerais-tu que ta pratique se développe ?
    Je n’ai pas de sujet précis puisque tout m’intéresse. Après c’est par période. En ce moment, je suis à fond sur la magie des plantes et des runes. Mais, il y a quelques mois, j’étais plus sur la magie des pierres. Cela ne veut pas dire que je laisse tomber l’autre, juste que j’écoute mes envies en fonction de ce que je veux étudier à l’instant T.
  17. Quelle est ta senteur favorite de bougie ? L’utilises-tu dans ta pratique ?
    Les odeurs de bougie ne sont pas tellement ce que je préfère car je les trouve souvent trop saturées et écœurantes. Quitte à avoir de bonnes odeurs, autant utiliser le diffuseur d’huiles essentielles ou de l’encens !
  18. As-tu un rituel pré-rituel (c’est-à- dire quelque chose que tu fais avant un rituel pour t’y préparer) ? Si oui, quel est-il ?
    Je n’ai rien de systématique, mais comme expliqué plus haut, je mets parfois de la musique et je fais une sorte de petite méditation avant pour faire le vide en moi.
  19. Quelle sorcière de la vie réelle influence-t- elle le plus ta pratique ?
    Influence, je ne sais pas si c’est le bon mot. Mais j’aime découvrir les pratiques de blogueuse, youtubeuse de la blogosphère païenne. Il y a tant à apprendre et découvrir de l’autre que c’est inspirant. Cela apporte aussi des remises en question et c’est ce que je trouve de plus enrichissant.
  20. Quelle est ta méthode favorite pour communiquer avec les déités ?
    Alors là… je n’ai rien en particulier. Ça peut arriver à tout moment en plus, parfois dans la voiture en rentrant du job, à la maison, quand je cuisine… bref c’est très spontanée et parfois dénué de tout aspect solennel. D’ailleurs, ils doivent s’arracher les cheveux à force… ou pas. Je pense qu’ils ont compris que je n’étais pas dans ce moove. Malgré tout, cela peut m’arriver d’être très sérieuse, dans le fauteuil à côté de mon autel, encens bougie et tout le toutim…
  21. Comment aimes-tu organiser des ingrédients et objets de sorcière ?
    Pour mes plantes séchées, elles sont dans des bocaux dans les tiroirs sous mon autel. J’ai aussi un coffre que je dois bricoler avec le Barbu. Je pense y ranger mon grimoire et d’autres objets plus courant.
  22. As-tu connaissance d’autres sorcières dans ta famille ?
    Non pas à ma connaissance, et alors ? Est-ce que cela me rend moins crédible ? Je ne pense pas. Cela m’agace assez facilement le C.V de la famille éso « ah ma mère est sorcière, mon oncle est magnétiseur truc truc, mon père est médium »… sous-entendu que la personne aura forcément pleins de facilité, légitimité dans le domaine. Beurk. Non.

J’espère que cela vous aura intéressé ! J’ai encore une série de question à répondre et le Witchcraft sera terminé.

À très vite les p’tits chaudrons !

Imbolc, le perce-neige en plante de pouvoir

Imbolc, enfin ! Je peux dire que je l’ai attendu cette année. Depuis que je célèbre les fêtes païennes, c’est la première fois que je me sens soulagée de voir arriver ce sabbat. Jusqu’à présent, il ne figurait pas dans mes célébrations préférées sans que je sache vraiment pourquoi… mais aujourd’hui, j’ai compris. Il marque la fin de cette période difficile qu’est pour moi la période entre la fin de Samhain jusqu’à Imbolc et j’en prends conscience.

C’est une période difficile à mon sens car il s’agit de la fin d’année et les fêtes qui l’accompagnent. Le travail est toujours bien stressant à cette période. Les gens le sont aussi d’ailleurs, partout, tout le temps. Que ce soit au job, à la maison, en dehors… partout.
Une sorte de pression sociale vis-à-vis de Noël où tout droit être parfait, le meilleur repas, les meilleures cadeaux et j’en passe. On t’invite aux différents repas d’une famille décomposée pour que tu finisses toi-même en dinde de Noël tellement tu auras trop mangé et peu importe si le reste de l’année, on ne vient pas prendre des nouvelles de ta petite personne, savoir si tout va.. non, on s’en fiche. C’est noté sur un papier de l’administration que tu fais partie de la famille, alors vient. Et si Ô malheur tu refuses, tu finis sur le bûcher. C’est aussi le moment où l’on remarque le plus les personnes absentes, du moins de par mon éducation et les “traditions” qu’on m’a inculqué où tout le monde se réunissait à ce moment-là (Vous voyez le cliché de la famille heureuse, souriante, au coin de la cheminée avec un petit jouant par terre et le labrador en fond ? Oui ? Ben voilà, en gros c’était ça. À vomir).

Et tout ça… ça me gonfle. Ça en vient même à me déprimer. Vous savez, ceux qui ont la “dépression saisonnière” ? Ben moi j’ai la “dépression de fin d’année”.

Avec tout cela, mon sentiment d’oppression ne faisait que grandir. Les mauvaises passes s’enchaînent, tout d’abord la rupture dont je vous ai parlé dans un précédent article puis la perte du travail du Barbu suite à du mobbing.
Sur le coup, j’ai un peu ce côté où j’ai envie d’envoyer ch*** la terre entière, l’univers même avec ce genre “d’épreuves” parce qu’à force, y en a marre. Et j’suis en colère quelques jours, semaines face à cette injustice puis, j’y réfléchi, me pose et je me dis que c’est un mal pour un bien. On en sort grandi, on voit le chemin parcouru et celui à venir. On continue notre bonhomme de chemin.

[… On peut trouver du bonheur même dans les moments les plus sombres, il suffit de se souvenir d’allumer la lumière.]
A. Dumbeldore

À mon sens, si nos ancêtres celtes commençaient la nouvelle année par une période sombre, ce n’est pas pour rien. Après une période comme celle-ci, la lumière revient toujours. La lune et le soleil, à leurs propres rythmes, nous enseignent la même chose. Imbolc marque en moi le début de cette lumière. Peu importe le temps que cela prendra, ce sabbat m’enseigne cette année, une fois encore, de garder espoir car la roue tourne toujours.

Hier matin encore, lorsque je me suis levée, il neigeait à gros flocons. L’hiver n’a pas dit son dernier mot mais à l’heure où j’ai écrit ces lignes, soit durant ma pause de midi, le soleil pointait le bout de son nez. Encore une illustration de ce que je décrivais plus haut.

Lorsqu’un sabbat tombe en semaine, je suis toujours un peu coincée pour la célébration car je ne peux pas tout faire comme je l’aurais souhaité. Du coup, j’adapte.
Au repas est prévu… attention originalité… des crêpes !!! Salées et sucrées of course. J’aurais voulu créer une croix de Brigid en jonc mais je m’y suis prise trop tard du coup pour cette année, c’est fichu. Je compte prendre une douche purificatrice puis ensuite faire un tirage si j’ai l’énergie nécessaire après cette journée.

Comme offrande, j’ai décidé d’offrir aux Dieux une composition florale à base de perce-neiges pour symboliser le début du printemps, la terre qui se réveille. En ce sabbat, j’ai envie de me sentir comme un perce-neige, ça sera ma plante de pouvoir du moment (j’suis folle et alors ?). La neige a beau s’abattre sur moi, m’enfoncer, vouloir me mettre plus bas que terre, je résisterai. Toujours.

Étant une inconditionnelle accro à la musique, c’est comme une drogue pour moi. Pas un jour ne passe sans que j’en ait entendu pendant des heures. Je conduis en musique, je cuisine en musique, je travaille quand c’est possible en musique… BREF vous avez compris l’idée. J’aime diffuser un morceau ou un playlist en fonction des sabbats.
J’ai très récemment découvert le groupe danois (sauf erreur) Danheim. Si vous aimez Wardruna, ce groupe devrait vous plaire également. Un peu moins “bestial” à mon sens car Wardruna me parle plus mais le morceau Vanheimr est idéal pour Imbolc. À mon sens, le morceau colle parfaitement… à la fois doux comme le printemps et brut comme l’hiver.

Puisque cette célébration n’est pas liée à un phénomène astronomique, je fais durer le sabbat quelques jours supplémentaires. Ce week-end, grand ménage de prévu avec purification.

Et vous, votre Imbolc ?