Les guidances, petite mise à jour

Cela fait bientôt un an que j’ai mis en place le système  de guidance gratuite via un formulaire. Je l’ai désactivé il y a quelques temps afin de faire un bilan.

Je suis agréablement surprise du nombre de demandes que j’ai eu car, honnêtement, je ne pensais pas en avoir. Et ce qui m’enchante encore plus, c’est les retours que j’ai eu. J’ai su et pu aider les gens, cela n’a aucun prix et mon but est atteint.

Le seul gros problème est l’organisation. Ayant un travail à 100% à côté, j’ai souvent été débordée par les demandes et je n’ai pas su maintenir mon délai de 2-3 semaines.

Un système de rendez-vous

Ainsi, je réfléchis à une solution. Je fais généralement mes guidances le samedi matin. Je pensais mettre en place un système de prise de rendez-vous.

Par une newsletter envoyée, je vous avertirai d’un créneau pour une date précise disant que j’ai la possibilité de faire par exemple trois guidances. Vous n’auriez qu’à vous rendre sur le site et réserver l’un des trois horaires.
En aucun cas cela veut dire que nous allons avoir réellement rendez-vous mais cela vous garanti que je ferai votre guidance à ce moment précis et que vous aurez une réponse dans la journée.

Évidemment, le nombre de place serait limité et je ne pourrai satisfaire tout le monde sur une seule date. Cela sera « premier arrivé, premier servi » mais ce système sera reconduit de semaine en semaine en fonction de mes disponibilités.  Ainsi, je maintiendrai mes engagements.

En tous les cas, j’ai besoin de vos retours face aux guidances de manière générale et j’ai créé un petit sondage.  Si vous pouviez prendre 5 minutes et y répondre, cela m’aiderait grandement !
Vous pouvez le trouver à cette adresse : https://goo.gl/forms/XogMxhpbs1s7xAr42

Merci pour vos retours, pour votre confiance.

À très vite,
Evá

Au détour d’une mélodie – FAUN

Je ne sais pas pour vous, mais je commence déjà à ressentir les énergies de Lughnasadh. Ce qui est assez rare de mon côté de les ressentir si tôt. Et vu que le soleil tape bien, que la chaleur réchauffe notre peau, je me suis dit que le groupe que je souhaite vous faire découvrir ou redécouvrir irait parfaitement, il s’agit de FAUN.


Quelques mots sur le groupe

FAUN est un groupe allemand originaire de Munich formé en 1998 (certains têtards parmi nous n’étaient pas né, c’est dire… mais ne partez pas, on vous accepte !). Ils définissent leur style par du paganfolk, médiéval et dark wave.

La particularité du groupe est qu’ils utilisent des instruments anciens et des chants. Malgré tout, ils peuvent ajouter quelques fois des sons bien plus modernes et électroniques. Les instruments utilisés sont la harpe celtique, le schluesselfiedel (si vous arrivez le prononcer du premier coup, chapeau !), la vielle, des cornemuses, la cithare et diverses flûtes. Autant dire un mélange fort sympathique qui nous permettra de voyager dans des temps anciens.

Les membres du groupe sont :

  • Oliver Page alias « Sa Tyr » (chant, harpe celtique, guimbarde…)
  • Fiona Rüggeberg (chant, flûtes, cornemuses…)
  • Rüdiger Maul (instruments à percussion)
  • Niel Mitra (synthétiseur)
  • Stephan Groth (chant, vielle, flûtes…)
  • Laura Fella (chant, mandoline, tambour sur cadre)

Qu’est-ce que le « paganfolk » ?

Visiblement, FAUN serait le premier groupe a avoir inventé ce terme et notamment son leader, Oliver Pade. Selon lui, leur musique ne pouvait se classer dans un genre déjà existant. Il l’a donc créé.
Le paganfolk touche à la fois à des ballades mélancoliques, aux danses populaires tout en abordant le thème de la nature qui est très présent.

Le groupe réadapte les chansons historiques de différentes époques et régions du monde, ce qui implique un nombre certain de langue d’interprétation, ainsi que des compositions originales.
La plupart des langues entendues au sein de leur répertoire sont des dialectes comme par exemple le haut allemand, le moyen allemand occidental et oriental, le vieux norrois, le latin, le hongrois, le finnois, l’ancien français… bref vous l’aurez compris, il y en a pour tous les goûts !

Commençons tout de suite avec un morceau estival, à savoir :

Un morceau que je trouve particulièrement de saison, entraînant… je ne peux m’empêcher en l’écoutant de me mouvoir aux rythmes des instruments.

Autre morceau estival qui met à l’honneur le Dieu Lugh. Idéal pour votre célébration de Lughnasadh pour le coup ! Je sais que je la passe très régulièrement à cette période là.

Dans la lignée des Sabbats, voici La nuit de Walpurgis qui correspond à Beltane.

C’est certainement l’un de mes morceaux préférés. Déjà pour ce qu’il représente mais aussi visuellement, je trouve le clip particulièrement envoûtant, mystique. La célébration représentée ici et ma célébration idéale en quelques sortes. Des gens qui festoient en forêt, sur une plage, autour d’un feu et en faisant le mât de Beltane. Bref, je n’ai qu’une envie, me joindre à eux !

Et pour finir, Andro. Je ne crois pas qu’elle ait une signification particulière mais le son de la cornemuse, des percussions etc., une fois encore, m’emporte.

Il y en aurait encore tellement à vous partager… c’est un excellent groupe déjà bien connu dans le milieu païen mais je pense qu’il gagne à l’être encore davantage.

Connaissiez-vous Faun ? Quels sont vos morceaux préférés ?

J’espère que cet article vous aurez plu et que j’aurais pu vous faire découvrir ce merveilleux groupe !

 

« Herbier des sorcières » par Hagel

Depuis qu’Hagel nous a dévoilé son nouveau livre et surtout, le thème qui y serait abordée, j’étais en JOIE ! Après le coup de cœur que j’ai eu avec son livre « La Médiumnité » (dont la review se trouve ici), j’ai placé beaucoup d’espoir et d’attente auprès de ce nouvel ouvrage. Aujourd’hui je vous présente donc « Herbier des sorcières ».


Titre : Herbier des sorcières
Auteur : Hagel
Éditions : Éditions Danaé (Alliance Magique)
Prix : 17,95€
ISBN : 979-10-94876-22-0

L’aspect physique

La première chose dont je souhaiterai vous parler est l’aspect général du livre. Hagel avait fait voter sa communauté pour choisir sa couverture et quel merveilleux résultat. Ces nuances de vert pastel avec cette illustration sont de très bons goûts. J’aime particulièrement la touche « lunaire » qui me rappelle inévitablement le côté « witchy » du thème.

Autre point que je tiens à souligner est la qualité de l’ouvrage et dans un premier temps, la qualité « physique ». La couverture est en carton dur, les pages ont une reliure brochée (pas sûre du terme, mais vous avez compris) et les pages sont relatives épaisses. Une reliure brochée, vous vous rendez compte ? C’est tellement rare de nos jours à mon plus grand malheur ! Bref on est là sur une excellente qualité.
En tant que bonne lectrice, je suis souvent déçue que les ouvrages ne possèdent qu’une couverture souple, des pages d’une épaisseur moindre… et là, ça été la cerise sur le gâteau. Surtout quand on voit le prix qui finalement, n’est clairement pas élevé pour tout ce qu’il a à offrir.

Le contenu de l’ouvrage

Après avoir décortiquer l’aspect du livre, passons à son contenu. Bien évidemment comme son titre l’indique, « Herbier des sorcières » est un ouvrage abordant le sujet des plantes mais principalement comment réaliser un herbier.

Un herbier, c’est construire une méditation continue sur notre place dans la nature et notre rapport à celle-ci. C’est réapprendre les gestes ancestraux, les quêtes de savoir, ce que la nature nous offre… [Hagel]

Cet ouvrage est divisé en deux sections. Dans la première, Hagel nous explique ce qu’elle entends par « Plantes sorcières », comment réaliser un « Jardin sorcier », qu’est-ce que cela implique, quels outils utiliser, comment cueillir une plante et les différentes approches possibles, en sommes c’est la partie théorique. Que de sujets intéressants à mon sens et terriblement bien expliqués, bourrés d’astuces.

Elle sait aussi nous rappeler au combien le travail avec les plantes peut être dangereux si l’on ne fait pas attention, ne serait-ce que d’un point de vue médical.

La force de cette partie théorique est qu’Hagel arrive à rendre cet herbier accessible à tous, même si l’on a pas la chance d’avoir un jardin aussi grand qu’un terrain de foot. Et ça, c’est le pied ! Parce que nombre de fois où je me suis dit « mais t’as pas de jardin, t’as pas de balcon… oublie ! » et maintenant, je me dis que j’arriverai moi aussi à avoir un jardin de sorcière à ma manière.

L’herbier

Quant à la seconde partie, elle est composée de…. l’herbier, c’est bien tu suis Janette. Et là, on se rend compte de tout le travail de titan qu’a réalisé Hagel.
Déjà d’un point de vue graphique, c’est superbe. Elle a choisit de présenter chaque végétal avec une partie écrite et une illustration qui représente le dessin de ce dernier. Une photo vaut mieux que mille mots :

Magnifique n’est-ce pas ?

Elle décrit chaque plante/fleur par un aspect pharmaceutique, puis sorcier et enfin avec un usage magique. C’est très complet et l’approche est, comme à son habitude, très sérieuse. Une fois encore, elle nous met en garde sur ce qui pourrait être potentiellement dangereux, ce à quoi il faut faire attention…

Hagel nous met aussi quelques informations récapitulatives à savoir quel élément y est associé, sa planète, sa saison etc.
Un vrai recueil d’informations tant plus importante les unes que les autres.

Ce livre se suffit à lui tout seul pour un bon démarrage dans le domaine. Mais il peut être également complémentaire à d’autres livres parlant uniquement des plantes, cela dépend de vos motivations et objectifs.

Conclusion

Au travers des pages, on ressent l’énergie ancestrale qui découle de cette pratique sorcière, comme si l’on se reliait à nos ancêtres l’ayant pratiqué. C’est magique ! Vous l’aurez compris, je suis conquise et je vous le recommande chaudement.

Merci Hagel pour l’ouvrage que tu as réalisé, construit. Il est riche, riche de savoir, d’anecdote et de magie.

Et vous, l’avez-vous lu ?

10 Pagan Fun Facts

Il y a déjà plusieurs semaines, Aude Faolan m’a tagué pour répondre au « Pagan Fun Facts ». Il y a normalement vingt anecdotes mais j’ai déjà galéré pour en trouver dix… que je me suis dis que c’était déjà un début ! Vous êtes prêt ? Installez-vous, c’est parti !

  1. Je ne sais pas éteindre une bougie avec mes doigts
    Vous pouvez rigoler, c’est la vérité ! J’ai la trouille d’approcher mes doigts de la flamme. D’ailleurs tout ce qui est chaud est pour moi un vrai défi, tenir une assiette chaude, allez chercher un plat dans le four… c’est certainement depuis la fois où j’ai posé ma main sur un four à crêpe « party » qui était allumé. Oui. Déjà petite, j’étais maladroite… alors rien qu’au souvenir de ma main cloquée de partout (bon appétit !), j’ai la trouille des objets chauds. Et les seules fois où je me suis fait violence « Vas-y ma vieille, c’est une bougie… qu’une bougie ! » ben je me suis foutue de la cire partout et je n’ai pas particulièrement apprécié. Donc éteindre une bougie avec grande classe, vous m’oubliez !
  2. Lors d’un rituel, j’ai du metal qui s’est incrusté dans ma playlist
    À l’image d’une anecdote de Lisbeth sauf erreur, lors d’un rituel, j’ai un morceau de métal bien trash qui s’y est glissé. Autant dire qu’après une méditation ayant fait son effet relaxant, ça m’a de suite coupé et je suis partie dans une immense fou-rire après que mon coeur se soit remis de ses émotions. Mon rituel est tombé à l’eau !
  3. Mon « plus grand regret » de mon végétalisme dans ma pratique est…
    … de ne plus pouvoir boire d’Hydromel ! Et oui, ça fait bien pochtronne (du ruhme, des femmes, d’la bière nom de dieu !)  mais j’adorais ça. C’est d’ailleurs le seul alcool (avec une Guiness de temps en temps) que j’aime boire. Alors sans rentrer dans le débat du pourquoi, comment j’en suis arrivée là, c’est « le regret » que je pourrais avoir même si au fond, je suis bien avec ma conscience.
  4. Un corbeau m’a piqué un essuie-glace
    Ah cet animal si cher à mon coeur. Sur une route à 80km/h, un corbeau a mal calculé son coup et a traversé la route à ce moment-là. Évidemment, je l’ai choppé et il a atterri sur mon pare-brise… puis le temps de freiner, il était déjà reparti. Mais il avait pris un souvenir, oui oui il m’a arraché un essuie-glace ! Ne me demander pas comment il a fait parce que moi, je galère 20 minutes pour les enlever et je suis toujours obligée de demander au Barbu de le faire mais là, en 1mn c’était réglé et il s’est envolé avec. WTF.
  5. Depuis que je suis petite, je fais des sorties de corps régulière
    Alors même si cela s’est bien atténuée depuis une année, il m’arrivait régulièrement d’avoir des « absences » et de voir la scène depuis le dessus sans jamais voir mon visage. C’est très particulier comme expérience… et je n’en parle pas pour les gens en face qui me causaient à ce moment-là.
  6. Dans le même registre, je suis somnanbule
    Pour le coup, le Barbu n’a pas toujours rigolé. Surtout quand à 3h du matin je me tiens assise normalement dans le lit, les yeux grands ouverts et je parle à qqn/qqch qui se tient devant notre lit. Il a bien sûr essayer de me rendormir mais je maintenais mordicus « Mais tu le vois pas là ?! »…. Perso, il m’aurait fait le coup, je crois qu’il dormait sur le paillasson ! Autrement plus jeune dans notre maison à 2 étages, j’arrivais partir de ma chambre, descendre les escaliers et aller ouvrir la porte d’entrée. Ma mère a eu quelques frayeurs…
  7. Séance de spiritisme avec une bougie
    Une séance que je n’avais d’ailleurs pas du tout prévu mais qui s’est passé un soir d’été, il y a bientôt un an. La bougie était sur la table du salon et voyant qu’elle vacillait sans raison particulière puisque pas de courant, « pour rire » j’ai commencé à poser des questions. Bien mal m’en a pris, cela « répondait » à mes questions dans le sens où lorsque je l’interrogeais, elle vacillait. Autrement, elle ne bougeait plus. Étrange mais très intéressant.
  8. La réponse d’un tirage est venue avant même que « j’officialise » la question
    Pour un tirage, généralement j’ai un petit rituel de mise en condition et lorsque je m’apprêtais à m’y mettre, en prenant les cartes, l’unes d’elle est tombée. Je me suis dit que c’était parce que je les avais mal prises. Je commence à mélanger, hop une tombe et c’est la même que précédemment. Je rigole et là, je pose ma question et tire la première carte, 3ème fois que c’est la même. Okééé le message est passé, je m’arrête là. Comme quoi, parfois, s’acharner ne sert à rien….
  9. Lorsque je rentre dans une forêt, j’en cherche le « gardien »
    Depuis longtemps, lorsque je rentre dans une forêt par un « chemin officiel », je cherche toujours dans les premiers arbres le gardien de cette entrée. Je m’arrête généralement quelques secondes et lui demande la « permission » de rester. C’est arrivée que je ne ressente pas de suite la réponse si je puis dire et que je me sente mal quelques minutes après donc généralement je quitte les lieux.
  10. La mort me fascine depuis que je suis petite
    Cela a d’ailleurs commencé tôt où avant même de me définir comme sorcière, la période d’Halloween était ma préférée. Quand on m’a expliqué que c’était « La fête des morts », j’étais en joie ! Glauquitude bonjour ! Puis après dans le Disney Hercule, mon personnage préféré était Hadès parce que je cite « c’est le dieu de la mort, j’adore sa maison ». À 8 ans. Oui bien sûûûûr ! Bref, tout ce qui touche de près ou de loin à la mort m’interpelle, me fascine…

Et voici donc les dix anecdotes. J’espère que vous aurez eu du plaisir à les découvrir ou re-découvrir peut-être pour certaines !

Puis je tag MySorcererLife, Witchy_me et Lisbeth Nemandi si le coeur vous en dit !

À très vite,
Evá

Il y a plus de portes que de clés dans mes poches

Fût un temps où j’aurais pu dire « J’avais envie de prendre la plume et de vous écrire quelques mots » sauf qu’à l’heure actuelle, c’est beaucoup moins glamour de dire « J’avais envie de prendre le clavier… ». BREF vous l’aurez compris, j’avais envie d’écrire puis cela me permettra de poser mon genou blessé (oui je suis tombée vendredi en ville sur le bitume, mon genou a tout pris et la peau a été arrachée, collée à mon jeans – j’espère que tu ne déjeunes pas ! – du coup, le moindre mouvement me donne des sensations de brûlure et décharge électrique).

C’est une période… compliquée pour moi. Enrichissante sous certains aspects mais malgré tout, compliquée.
Les problèmes de santé que rencontrent mon Barbu m’inquiète vraiment. Je me sens si impuissante. Et maintenant, il y a également mon père qui est au bord du burn-out. À côté de tout ça, l’administration n’avance pas et nous ne recevons aucune aide de nul part. Du coup, je me sens seule face à tous ces problèmes. Alors je vous vois venir « Mais t’as le Barbu non ? Il t’aide pas ?! ». Si. Évidemment. J’ai une chance énorme que malgré tout ce qu’il vit actuellement, je puisse compter sur lui. Mais je parle d’un soutien externe à mon couple. J’ai perdu la seule personne sur qui je comptais et même si quelqu’un se présentait, est-ce que je peux seulement lui faire confiance ?

Alors ce qu’on vit nous enrichi, nous endurci et rapproche notre couple. Nous sommes toujours plus fort face aux différentes épreuves. Mais est-ce que j’ai une leçon à comprendre en particulier pour qu’ensuite le cycle tourne ? Ou je dois simplement « attendre » ?

Les études pour le Coven m’aide à me changer les idées et j’en apprends davantage sur moi-même. Par exemple, j’ai découvert que j’étais très élément Eau, tout ce qui est lié à l’émotionnel. C’est « marrant » que cela ressorte car en y réfléchissant bien, je bride mes émotions notamment avec ce qu’on vit. Je me suis rendue compte que j’encaisse ce qui se passe, sans broncher (Ceci dit, je prends mes émotions par kilos. Une autre découverte et qui explique mon état… y a du progrès au moins !). Parfois y a un trop pleins et je craque, un peu, mais jamais réellement. Toujours avec retenue.
Puis en faisant un travail sur moi-même, j’ai compris la source du « problème ». Les émotions fortes, intenses sont associées dans mon inconscient à quelque chose de dangereux, de mauvais. Pourquoi ? Parce que j’ai une mère borderline. Et que j’ai vu les émotions à travers elle, sans que je comprenne, que pour la plupart, étaient déformées par la maladie. Maintenant que j’ai compris ça, je peux travailler là-dessus.

J’ai également eu la confirmation de deux grandes blessures de mon âme. La blessure de l’abandon et celle du rejet. Cela confirme ce que j’ai vécu pendant 2 ans et qui n’est qu’un rappel de ce que j’avais vécu il y  a 4 ans, sous une autre forme sans que je n’aie compris réellement la leçon. J’espère que cette fois, c’est bon.

Comme vous pouvez le constater, assez peu de magie pratique mais beaucoup d’études/remise en question. C’est une période comme une autre après tout mais si enrichissante malgré que certaines découvertes soient douloureuses sur le coup.

Bref, tout cela pour dire que « Il y a plus de portes que de clés dans mes poches » (si tu connais cette référence sans cherche sur tonton Google, je t’aime), c’est exactement ce que je ressens. Je suis là, devant des centaines de portes représentant mes questions, mes choix, et je ne sais pas lesquels ouvrir. Si seulement je le peux vraiment.

 

Au détour d’une mélodie – Heilung

Je ne sais pas quel temps il fait chez vous, mais ici… c’est la météo qui nous trolle. Quand nous avons congé, il fait moche (comme aujourd’hui) et quand on doit aller au job, beau ciel bleu – soleil. Mais soit, prenons ce qui vient  et cette ambiance orageuse, un peu brumeuse m’a donné envie de vous parler du groupe si particulier, Heilung.


De l’histoire vivante

Heilung est un groupe neo-folklorique germano-danois (plus précisément Allemagne, Danemark et Norvège). Le groupe est fondé en 2014 par Kai Uwe Faust, ce dernier étant spécialisé dans les tatouages en vieux norrois, et Christopher Juul. Quelques temps plus tard, Maria Franz rejoindra Heilung.

Leur musique est tirée de vieux artefacts écrits originaux datant de l’âge du fer (~1100 av. J-C jusqu’à ~800/700 av. J-C pour le nord de l’Europe) et l’âge des vikings (~ 700 av. J-C jusqu’à ~ 1066 de notre ère) ce qui en fait une « histoire vivante » de l’Europe du nord.

Leur look et notamment sur scène rappelle véritablement ce côté historique. Des coiffes en bois de cerf, en décoration des micros fixes, des peaux, des fourrures ainsi que des os… bref, visuellement, nous sommes déjà bien transporté.

Le premier morceau que je souhaiterai vous partager est de leur album LIFA, à savoir Hamrer Hippyer correspond à ma première rencontre avec le groupe (Merci d’ailleurs les suggestions YouTube ! Pour une fois que c’est pas de la m***…).

Comme expliqué plus haut, j’ai tout d’abord été captivée par leur présence sur scène. Elle est charismatique et impressionnante. Jamais je n’avais vu cela dans d’autres groupes pouvant s’apparenter à leur style musical.
Puis ces sons de voix, ce rythme… wow ! Quelle claque ! Véritablement, je me suis sentie transportée et emmenée avec eux dans un autre temps. Un temps où nos ancêtres foulées cette terre d’Europe au visage si différent.

Un autre morceau qui cette fois éveille le côté guerrier, le côté combatant. Je vous laisse apprécier.

Puis un autre, cette fois-ci un peu plus « tranquille »…

Je ne comprends bien évidemment pas les paroles de tous ces morceaux et je ne saurais dire de quelle langue il s’agit, du norrois peut-être, mais cela n’empêche que la plupart des morceaux me parlent et éveillent en moi un sentiment de bien-être. Heilung, d’après le fondateur Kai Uwe Faust signifie « guérison » en norrois. Cela ne m’étonne absolument pas.

J’écoute leur morceau quand je veux voyager spirituellement en étant assise dans mon fauteuil, comme si je me connectais à des vies antérieures. C’est très particulier comme sentiment.
D’ailleurs, j’ai le même sentiment avec d’autres groupes dont je vous parlerai dans les prochaines semaines. Il s’agit surtout de « méditation » si on peut appeler ça comme ça, ou peut-être de transe…

Ils ont actuellement deux albums, Ofnir de 2015 et LIFA de 2018. Je vous les conseille tous les deux car ils sont excellents autant l’un que l’autre.
À savoir qu’ils ont créé et lancé eux-même leur premier album sans label derrière.

Évidemment, j’ai conscience que ce genre de musique peut ne pas plaire à tout le monde. J’imagine qu’il faut soit plusieurs écoutes pour en profiter pleinement ou alors, on n’aime tout simplement pas et je le comprends.

En tous les cas, si vous avez découvert ce groupe au travers de cet article, qu’en avez-vous pensez ?
Autrement, comment avez-vous connu Heilung ?

Photos par Kees Stravers.

Beltane 2018

Cette année, je me suis faite discrète lors de Beltane. En effet, j’ai eu énormément de mal à ressentir ses énergies lors du 1er mai. Impossible de me mettre dans cette célébration… alors je n’ai pas insisté et j’ai laissé passer.

Hier, en revanche…

Ceux et celles qui me suivent sur Instagram (@mlle_evalyn) le savent, hier j’avais un mariage. Un mariage religieux catholique relativement traditionnel.
Et ce moment, je appréhendais.  Pour différentes raisons :

  1. C’est un côté de famille avec lequel j’ai toujours eu une relation… particulière. Je ne me suis jamais vraiment sentie acceptée petite et j’ai souvent eu le sentiment d’être jugée car je suis différente, très différente, de leurs « valeurs »
  2. Pour mon père, cela a dû lui rappeler qu’il n’a pas pu assister à MON mariage. Oui, je ne l’ai pas invité à mon mariage et aujourd’hui, je m’en veux. Je ne souhaite avoir aucun regret dans ma vie (pour la simple et bonne raison qu’avoir des regrets, c’est souffrir deux fois) et je ne changerai rien dans ma vie hormis cela.
    J’ai compris bien après que j’ai été manipulée contre lui et que cela a entraîné cette non-invitation.
  3. Je ne suis jamais à l’aise dans des lieux de culte chrétien. Depuis que je suis petite et avant même d’être « officiellement » païenne. Architecturalement parlant, je trouve les églises, les cathédrales absolument magnifiques. Mais les énergies qui s’y dégagent me plaisent rarement. Je ne m’y sens pas à ma place tout simplement, comme si je n’y étais pas la bienvenue.

Autant vous dire que j’ai été passablement anxieuse. Surtout et principalement pour le point 2.

Durant la cérémonie et faisant partie de la famille proche du marié, nous étions dans les deux premiers rangs. J’étais d’ailleurs derrière la maman de la mariée.

La cérémonie a commencé, le marié très ému, m’a touché et j’ai senti la vague d’émotion montée. Et lorsque la mariée apparaît, sans que je comprenne tout de suite ce qui s’est passé, j’ai eu une boule dans la gorge et les larmes, des larmes d’amour et de fierté. Alors oui, elle était absolument magnifique mais je n’ai pas le sentiment d’être assez proche d’elle pour ressentir pareille émotion.
En regardant devant moi, je vois la maman de la dite mariée être dans le même état… et là, j’ai compris que je ressentais ce qu’elle, elle ressentait.

J’ai essayé de me calmer tant bien que mal en comptant les espèces de rond en forme d’écailles sur les vitraux mais j’ai mis un sacré moment avant de reprendre mes esprits.

Lors de la bénédiction selon Jésus-Christ, j’ai fermé mon mental pour faire ma propre bénédiction en y conviant Freyja. Les mariés n’en auront jamais connaissances et de toute façon, cela ne les toucherait pas puisqu’il ne s’agit pas de « leur Dieu ». Mais pour moi, c’était important.


Petite parenthèse, quelque chose m’a particulièrement choquée. Je n’ai pas réellement d’éducation religieuse, j’ai été une fois à l’école du dimanche comme on appelait ça et je me suis vite barrée. Lors d’un chant, cette phrase était répétée un peu comme un mantra et j’ai senti que pour les gens la clamant, c’était quelque chose de fort et de très important. Il s’agit de :

Je suis à toi Jésus

Cette phrase est si simple mais si.. importante. Importante dans le sens où ces personnes sont véritablement soumises à la volonté de Dieu. Comment peut-on être soumis de la sorte ? Je le respecte hein, ne vous méprenez pas, mais je ne comprends pas. BREF


Lorsque j’ai vu les mariés échangés leurs vœux, lorsque je les ai vu partir à l’apéritif dînatoire, lorsque je les ai vu faire des photos avec les familles, lors du repas… Là, Beltane était avec nous. L’amour était là. Juste entre deux êtres qui ont décidés de passer leur vie ensemble. Un amour fort et sincère, loin de tout ces froufrous, ces artifices. Leurs regards en dit long.

Et finalement, mon sabbat a été célébré de cette manière. Assez peu païen mais leur amour est incroyablement beau.

J’ai aussi réalisé que dans une semaine pile, je fête mon propre mariage. Six ans déjà. Lorsque l’on a choisit la date du 11 mai, inconsciemment peut-être, je savais qu’on était encore sous les énergies de Beltane. Inconsciemment car à l’époque, je ne me revendiquais pas païenne.
Et l’amour n’a pas bougé en six ans… quoi que, je dis une bêtise. Il s’est amplifié.

En conclusion, cette année Beltane fût célébré de mon côté par le mariage et c’est aussi une très jolie façon à mon sens. C’était très fort en émotion.

Et vous, votre célébration ?

Stand-by spirituel ? Formation, Coven… – Des nouvelles !

07h40, un dimanche matin ensoleillé avec Pocahontas en fond (que je n’avais pas vu seule depuis longtemps… comprendra celle qui pourra), je vous donne quelques nouvelles.

Je ne suis pas morte mais j’ai eu tellement de choses ces derniers temps (oui c’est le coup classique des blogueurs). Ce printemps est riche en nouveauté, évolution et projet.

Professionnellement, nous avons beaucoup. L’entreprise évolue et c’est une très bonne chose. Nous devons mener à bien des projets qui doivent être déployer en mai-juin, autant vous dire qu’on y est bientôt. En travaillant chaque jour de la semaine, 8h par jour, chaque minute où j’ai du temps libre est précieusement utilisé surtout en fin de journée et les week-ends.

À côté de cela, avec le Barbu, nous devons nous battre avec l’administration pour obtenir de l’aide (aide que auquelle nous avons droit mais vous connaissez la chanson…) alors après plusieurs lettres, des appels etc. c’est long et… chiant. Et cela prend pas mal d’énergie ! Mais nous obtiendrons gain de cause.

Et le plus beau projet que j’ai eu qui a commencé le jour d’Ostara est mon engagement auprès de Dominas Orbis. Qu’est-ce que c’est ? Eh bien il s’agit d’un Coven réservé aux femmes à travers le monde…  (Québéc, France, Suisse…)

[…] afin de développer notre pouvoir féminin et notre pouvoir intérieur, d’évoluer spirituellement et de vivre en harmonie avec la nature

Un jour viendra un article spécialement destiné à Domina Orbis.

Je remercie d’ailleurs du fond du cœur My Sorcerer Life de m’en avoir parlé au détour d’une conversation.

Cet engagement auprès du Coven commence par suivre une formation afin que toutes les membres du Coven aient la même base. J’apprends énormément de chose et même si je n’ai pas encore tout vu, j’ai déjà découvert beaucoup de chose sur moi-même. Rien que pour cela, c’est une expérience unique. Je me sens très chanceuse et reconnaissante de faire partie de cette aventure. Elle arrive à point nommé.

Depuis Samhain de l’année dernière qui ne s’est pas passé comme je l’espèrais, spirituellement et magiquement, je tournais en fond et même, je n’avançais plus car complètement perdue. Je n’avais plus d’objectif en tête et désormais, ma boussole s’est remis sur le droit chemin (sens-tu l’influence de Pocahontas avec cette boussole ? Oui ? Désolée… je n’ai pas trouvé d’autre idée !).

Et puisque je suis du genre à me mettre à fond dans un projet, la formation est ma priorité numéro 1 spirituellement parlant. C’est ainsi que j’ai un peu tout mis en « stand-by » afin de reposer des bases solides.

J’espère que tout se passe bien pour vous et je vous dis à très vite !

Faut-il célébrer la St-Patrick ?

Voilà une question de circonstance sachant que la St-Patrick se fêtait hier, soit le 17 mars. J’en suis venue à vouloir écrire cet article après avoir vu différents païens souhaités à leur entourage « web » un joyeux St-Patrick’s Day et après avoir vu/lu le poste Facebook d’Aude Faolan.

Qui est-il et pourquoi le fête-t-on ?

St-Patrick était un évangélisateur, il aurait expliqué le concept de la Trinité Chrétienne grâce à un trèfle lors d’un sermon et il en profita pour en faire ainsi le symbole de l’Irlande tout en sachant que l’emblème officiel est une harpe celtique.
Ainsi, St-Patrick chassa tous les serpents de l’Irlande, action qui symbolise la conversion du peuple irlandais. Les serpents représentant les païens ayant une tradition celtique, assimilé alors à Satan, rendu responsable de l’ignorance du Dieu véritable.

[Source : wikipédia]

Non, je ne cautionne pas

Autant vous dire que par ces quelques lignes, je ne peux cautionner cette fête. Je ne pense pas avoir une seule racine d’Irlande, quoi qu’en remontant peut-être très très très loin… mais encore !
Et pourtant hier soir, j’ai levé ma Guiness. Oui, en mémoire aux « serpents » massacrés simplement car ils voulaient perpétuer leurs traditions, leurs croyances… mes traditions et mes croyances.

Comme l’explique très bien Aude dans son poste, le « Dieu véritable » est à l’origine d’un nombre incalculable de génocide (amérindien, gaulois, nordique, etc). La St-Patrick est l’origine de l’un d’eux.

Célébrer cette fête serait comme renier ce que je suis réellement au plus profond de moi, une païenne.

 

Vous pouvez retrouver Aude Faolan sur Instagram,
psss c’est par ici !

Au détour d’une mélodie – Omnia

Une nouvelle série d’article va voir le jour sur le blog, j’ai nommé « Au détour d’une mélodie ». Je souhaite partager avec vous mon amour pour la musique et ainsi vous faire découvrir ou redécouvrir des artistes, groupes dans le milieu « païen », « folk » etc.
Il s’agira de groupe que j’écoute soit lorsque je pratique, quand je médite, quand j’ai besoin de me connecter à mon moi-spirituel ou qui ont un lien quelconque avec le paganisme. J’espère que l’idée vous plaît et je commence cette série avec le groupe « Omnia ».

Prenez place en face de moi, je vous ai préparé du thé, la sauge blanche se répand dans l’air et j’installe un casque sur vos oreilles. Vous êtes prêt ? C’est parti !


Des « Earth Warrior »

Quatre membres composent actuellement le groupe néerlandais Omnia. Steve alias Sic, auteur principal de leur chanson mais aussi chanteur et musicien (flûte, tambour et bouzouki). Jennifer alias Jenny, compositrice principale mais également chanteuse et musicienne (harpe celtique, vielle à roue, bodhrán et piano). Il y a aussi Daphyd alias Crow jouant du didgeridoo et pour finir Rob alias Raido à la batterie.

Ils se définissent comme défenseur et amoureux inconditionnel de la nature. Artistes indépendants, ils utilisent leur musique pour faire passer des messages forts notamment pour défendre la cause animale, protection de la planète et liberté individuelle.

Leur morceau « Earth Warrior » les représentent parfaitement. La première fois que je l’ai entendu, le rythme mélange à la fois le reggae et le folk  m’a agréablement surprise. Je l’ai trouvé très joyeux alors que les paroles dénoncent des actes importants malgré tout.

Je perçois ce morceau comme un véritable cri de guerre. J’aime beaucoup l’écouter quand j’ai besoin d’un coup de boost, que je suis un peu déprimée. La première fois que j’ai vu le clip, leur look m’avait agréablement surpris. J’aime les gens qui sortent de la norme, un peu marginaux. Et je trouve qu’Omnia remplit parfaitement ce rôle. C’est un peu une tribu « moderne » qui se bat contre la société actuelle.

Le deuxième morceau qui m’a frappé est « I don’t speak human ». Ne serait-ce que le titre… il est percutant non ? Ils dénoncent le côté « diabolique » de l’être humain, dans sa méchanceté et ses actes de destruction en expliquant qu’ils ne parlent pas l’humain car ne peuvent ainsi pas comprendre cette manière de faire. Je ne sais pas vous, mais cela raisonne en moi.

Un peu d’ambiance

Les prochains morceaux sont surtout instrumental, d’ambiance. Je les aime d’amour car on sent, à mon sens, l’influence celte. Je m’imagine très bien autour d’un feu en pleine forêt avec un tas de monde danser ensemble, profiter de cet instant et grâce à la musique, s’évader et rendre honneur à notre terre mère.

Si je devais vous conseiller un album entier, cela serait leur dernier soit « Prayer » qui mélange beaucoup d’influences différentes (celte, mongol, etc.) et qui est très rythmé.

Connaissiez-vous ce merveilleux groupe qu’est Omnia ? Si oui, comment l’avez-vous connu ?

J’espère que ce genre d’article vous plaira autant que moi j’ai eu à vous l’écrire !

À très vite,
Evá